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 Un éléphant dans un magasin de porcelaine. | Rozenn Scherzare

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MessageSujet: Un éléphant dans un magasin de porcelaine. | Rozenn Scherzare   Sam 12 Jan 2013 - 17:55



LA PATROUILLE DES ÉLÉPHANTS, S'ACHEMINE PESAMMENT.
Elle fut réveillée par un « ding-dong » caractéristique. Ouvrant les yeux, faisant papillonner ses paupières pour s’habituer à la lumière ambiante, elle les garda mi-clos. Un énorme épi s’était à l’arrière de son crâne pendant qu’elle avait glissé le long du dossier de son siège, se retrouvant avachie, elle s’appuya sur les accoudoirs pour se redresser. Fronçant les sourcils, elle émit un gémissement agacé, presque un râlement. Ils étaient arrivés à l’école, et, regardant par la fenêtre, elle vit l’obscurité de l’extérieur. Il faisait déjà nuit. Elle avait passé le week-end chez ses parents à Floraville, et, elle le confessait, n’avait pas réellement travaillé. Mais parfois, un moment ailleurs sans penser à Alcea Rosea lui faisait du bien. S’étirant doucement en faisant craquer ses articulations, elle bailla discrètement. Le train freina lentement et elle regarda autour d’elle. La place d’à côté était vide, et il n’y avait pas grand monde dans le train. Elle se leva et vacilla quelque peu, une légère douleur à la tête. Se glissant entre les sièges, elle arriva dans l’allée principale. Une voix robotisée retentit dans le wagon.

▬ Alcea Rosea, terminus du train. Tous les voyageurs sont invités à descendre. Merci de prendre vos bagages et de vérifier si vous n’avez rien oublié à votre place. La compagnie ainsi que ses employés vous souhaitent une agréable soirée.

En même temps que la voix, Chlorophyllia mima caricaturalement la femme qui parlait, sans émettre de son, juste avec ses lèvres en grimaçant. Son dos lui faisait un mal fou, et elle avait mal dormi. Se recoiffant rapidement, elle prit ses bagages : un gros sac de randonnée et une valise à roulettes. Ses parents l’avaient gâtée : plein de nouvelles crèmes et autres objets pour Pokémons entièrement bio. Cependant, elle avait deux énormes bagages qui faisaient presque la même taille qu’elle, et sortir du train ne fut pas du luxe. Ayant du mal à trouver un équilibre, elle titubait sous le poids de son sac et manqua de tomber à plusieurs reprises. Cependant, emportée par le poids du sac, elle trébucha en avant, emportant la demoiselle face à elle sous son poids. Avant de heurter le sol, Chlorophyllia put la pousser sur le côté pour ne pas l’écraser comme une crêpe, mais la Menthae se retrouva sous son sac, étouffée. Elle toussota et retira les bretelles de son bagage, et se positionna en chien de fusil, essoufflée. Les sourcils froncés par la douleur, elle ferma les yeux, puis les rouvrit pour voir où était la jeune femme. Sans réfléchir, elle l’avait peut-être poussée sur les rails. D’un bond, elle se leva et l’aperçut non loin, elle vint alors s’accroupir à ses côtés, tirant sur sa jupe pour ne pas qu’on voit sa culotte au préalable.

▬ Je suis affreusement désolée … vous allez bien ?

Elle lui tendit la main pour l’aider à se relever, la mine désolée, inquiète.
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Rozenn Scherzare
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MessageSujet: Re: Un éléphant dans un magasin de porcelaine. | Rozenn Scherzare   Sam 19 Jan 2013 - 18:27

Quais de la gare 19:26


    Il commençait à faire nuit dehors, et le vent froid ébouriffait ses cheveux noirs, la faisant frissonner. Elle enfouit son visage dans son écharpe en laine, masquant son nez rougi par la température ambiante. Elle aurait voulu se trouver sous ses couvertures, au dortoir des Spiraea… Mais elle avait un colis important à récupérer à la gare, et elle ne pouvait pas attendre le lendemain matin. Un sourire morne étira ses lèvres. C’était bien l’une des rares fois qu’elle se trouvait à un endroit autrement qu’à cause de sa condition de préfète. D’habitude, elle devait toujours soit accueillir un nouveau, soit surveiller l’arrivée des élèves par le train pour éviter les débordements. Mais ce soir-là, tout était calme. Le train qu’elle attendait n’allait pas tarder à arriver, aussi se rapprocha-t-elle du quai.

    « Le train en provenance de Floraville va entrer en gare, merci de vous éloigner de la bordure du quai jusqu’à l’arrêt complet du train. »

    La voix crachotante des haut-parleurs se tut, laissant place au sifflement du train qu’elle voyait arriver au loin. Elle le fixa au travers de ses lunettes rouges, les remontant au passage sur son nez. Elle n’avait pas eu le courage de mettre des lentilles ce jour-là, de toute façon il n’y avait aucun évènement important de prévu. C’était un dimanche ordinaire. Elle attendit que tous les wagons se soient immobilisés avant de s’approcher légèrement de celui qui l’intéressait, le numéro 5. Un contrôleur la reconnut et lui remit son colis avant de retourner vérifier que tout le monde avait bien quitté le train.

    « Alors, voyons voir… »

    Elle s’éloigna de deux-trois pas pour ne pas gêner les voyageurs puis entrouvrit la boîte en bois, souriant à la vue des baies qui permettrait à son Couverdure de guérir. Cela faisait plusieurs jours qu’il ne mangeait plus rien et elle s’inquiétait. Maintenant il ne lui restait plus qu’à rentrer au dortoir et…

    Elle avait refermé la boîte et s’apprêtait à repartir lorsqu’elle sentit quelqu’un la pousser en avant. D’ordinaire, avec ses réflexes, elle s’en serait sortie sans une égratignure. Elle aurait même pût retenir la personne qui l’avait entraînée dans sa chute avant qu’elle n’atteigne le sol, c’est dire. Oui, mais là, elle avait les bras encombrés, et à choisir entre une petite chute et de devoir ramasser toutes les baies répandues sur le quai, elle préférait largement tomber. Elle grimaça lorsque ses genoux râpèrent sur les graviers mais n’émit aucune plainte, trop préoccupée par l’état de son précieux colis. Sur le coup, elle ne remarqua même pas que ses lunettes s’étaient envolées à quelques mètres d’elle. De toute façon, elle avait les yeux plissés par la douleur, elle n’y voyait rien.

    « Je suis affreusement désolée … vous allez bien ? »

    Elle tourna la tête vers l’inconnue, se rendant compte de la médiocrité de sa vision. Grossièrement, elle voyait une tâche verte. Ah si, quand même, elle voyait qu’elle lui tendait la main, mais c’aurait aussi bien pût être un tentacule. Elle la remercia d’un signe de tête en attrapant sa main, se redressant difficilement.

    « Je vais bien, ne vous inquiétez pas. Par contre… Vous n’auriez pas vu mes lunettes ? »

    Elle ne se sentait pas tranquille, rendue ainsi presque aveugle. Elle avait laissé son colis à terre, plissant les yeux pour tenter d’y voir quelque chose au loin. Peine perdue…

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