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 Wolf and Raven [Feat.: Mary]

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MessageSujet: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Dim 13 Jan 2013 - 16:34

Wolf and Raven
Au sommet d'un fort qui n'était point le sien, le petit homme possédait une vue imprenable sur l'ensemble de l'école. Au loin, il distinguait la lumineuse architecture de son Arche. Elle contrastait parfaitement avec les murs du Domaine gothique, comme un petit soleil se courbant devant sa majesté la lune. La froideur et la noirceur des lieux le surpassaient, l'écrasaient. Mais après avoir gravi tant de marches, personne ne voudrait reculer. Chaque pas devient si dur à faire qu'il n'est plus même permis à quiconque de s'imaginer redescendre...

Le Blafard était sans doute percevable par les plus mauvais yeux tellement il contrastait avec les murs et la nuit. Sa peau terne, sa chemise blanche, ouverte, et pourtant, un regard aussi sombre que le Domaine des Narcissus. Son âme s'était vue près d'une heure plus tôt blessée par la plus inoffensive des choses. La douleur, la torture, l'affront... Avaient-ils leur place au sein de l'amour ? Quelque part, il avait la sensation d'avoir été violé, trahi, meurtri. Elle lui avait menti, n'est-ce pas ? S'était-elle joué de lui, tout simplement, pour mieux se délecter de la peine qu'elle tenait à lui infliger ? Nul ne lui avait jamais caché la nature à laquelle aucun élève du Fort avait échappé. Tout le monde ici savait ce qu'ils valaient. Pourquoi avoir fait preuve de tant de naïveté avec elle ?
Ari était seul à blâmer dans cette histoire.

Poussant un long soupir, le fou plongea un regard tourmenté dans le vide. Aussi raté qu'il pouvait être, il n'était pas inconscient de ses soucis. Ce monde était une prison, où il avait été enfermé dès la naissance, fatalement condamné à écouter l'écho perpétuel de ses démons. Hommes, femmes, pokémons. Les vivants se moquaient très bien de ce qu'ils pouvaient lui faire sentir. Elle aussi.
Il serra fermement les poings, les frappa sur la pierre.

« Une veuve noire, c'est tout ce que tu es ! »

Dès lors que les mots eurent étés prononcés, l'homme s'était emporté, retiré, énervé. Rapidement rhabillé, il avait grimpé, là où il était. Il se tenait, ne sachant comment se sentir. Devait-il avoir tant mal pour si peu ? L'avait-il mérité ? Le dément fusilla les cieux du regard, maudissant cet Esprit au cas où il existait.

Vous m'avez volé l'Amour, Seigneur. Ah ! Ma Haine, vous l'aurez... Ce cauchemar que je ne peux que vivre... Je vous le rendrai !
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Mary J. Cohen
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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Dim 13 Jan 2013 - 22:06





So I murder love in the night


▬ Une veuve noire, c'est tout ce que tu es !
▬ Ari, Ari, ce n'est tout de même pas de moi dont parles, j'espère ?

Elle jouait avec lui, allait-il fuir ?
Elle savait qu'elle avait échoué, mais elle ignorait que c'était à ce point.
Après tout, elle ne s'était pas imposée la plus facile des tâches - prendre soin de quelqu'un, de quelque chose même, était déjà une idée bien compliquée. Il était nécessaire de s'investir et d'y verser un peu de soi, du temps, de la présence, sculpter son caractère et ses réflexe sur ce qui serait bon pour la chose dont on prend soin. Ça demandait du temps, beaucoup de temps pour permettre à cette chose de s'épanouir. C'était épuisant, il fallait avoir recours à tout ce qui était disponible, à l'intérieur, s'y verser énormément – trop, peut être. Et Mary ne l'avait pas fait. C'était trop fatiguant de s'investir dans une relation ou la répétition n'avait pas sa place. Un je t'aime en trop, et l'amour s'effritait;

C'était une certitude qu'elle lisait quelque part entre la rondeur lunaire de sa joue et l'arc rosé de ses lèvres. Elle hésitait encore sur son origine ; si cela provenait de cette moue tendre et doucereuse qu'il arborait quand il détournait ses yeux. Ari était quelqu'un de bien. Alors c'était là, dans le renfoncement de sa commissure, ou bien là, sur cette pommette taillée dans la craie. C'était aussi ici, sur la courbe de ses cils bruns, mais aussi à la pointe de sa chevelure ; et par là bas, on pouvait en trouver aussi, sur le versant de son cou, dans la chute de sa clavicule. Quand il penchait la tête, on pouvait en voir la poussière s'égrainer, et se poser sur ses vêtements toujours très – trop – sobres. En faisant assez attention, il était possible de remarquer que quelques éclats étaient dispersés sur le bout de ses lèvres. Ça leur donnaient une teinte bienveillante. Il y en avait même dans le creux de ses mains, qui ne disparaissait pas lorsqu'il serrait son poing fort – il devait être fort, Ari.
Oui, elle se le disait – elle souriait ; Ari était quelqu'un de bien.

Pourtant à part ça il n'y avait rien – pas grand chose. Il était un peu beau, mais pas trop. Il avait un peu de ce charme que la normalité confère à ceux qui sourient, mais il n’irradiait pas de splendeur pour autant. Il n'y avait pas de séduction dans les œillades timides qu'il laissait s'échapper trop vite ; ses mains étaient douces, mais malhabiles. Il avait le tissu qui floutait les recoins agréables de son corps - gâchai. Ses yeux étaient noirs, mais en rien obscurs. Elles ne lui offraient pas cette aura cauchemardesque, maladive qui aurait pu attiser l'attention et l'émotion. Ari était un homme banal auquel Mary n'aurait pas dû s'intéresser autant.
Mais c'était là tout ce qui était important – il était quelqu'un de bien.

Dans le fond, ca l'intriguait de ne pas savoir ce qu'il faisait là. L'attendait-il ? Voulait-il terminer là ou ils en étaient ? Elle ne dirait évidemment pas non. Elle aimait la banalité d'Ari. Elle aimait sa respiration saccadée après l'effort. Mary aimait les corps, les sourires, les mains, les ventres, les reins, les cuisses, les bras, les cous, les dos tout, elle aimait, elle aimait. Mais là, c'était différent. Elle ne le savait pas encore et elle ne saurait probablement jamais pourquoi ; pourtant, elle aurait dû vouloir les baiser du bout de ses lèvres, les piquer de son ardeur, le sourire en quoi, les canines à l’affût.
Elle voulait juste se blottir contre.
Ce soudain désir lui déroba son sourire pour y substituer l'étonnement.

▬ Dis, dis, tu me cherchais ? Tu t'es enfin rendu compte que j'étais exceptionnelle. Ahah ~.
Sa main – sur sa joue.
Ses doigts – sur son torse.
Sa chair – sur la sienne.
Elle aurait voulu plus, mais Ari, et elle le savait, ne donnait jamais plus que ça. Alors, elle, elle souriait, elle étirait ses lèvres en demi-cercle, abaissait ses cils, faisait pétiller ses yeux, lâchait le rire de joie de sa gorge de vin.
Elle aurait voulu que ce soit lui, qui fasse plus – c'était différent, mais elle ne le savait pas encore.


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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Dim 13 Jan 2013 - 22:55

Wolf and Raven
Les yeux d'Ari s'ouvrirent soudainement, les pupilles semblant grossir à cause de l'étonnement : elle l'avait entendu. Nul besoin de se retourner pour s'assurer de qui il s'agissait. Cette intonation innocente et juvénile, ce timbre léger, sa voix dansant dans l'air avec une grâce bien trop trompeuse pour être pure... Seule Mary l'avait. Ça la rendait attirante malgré ce qu'elle lui avait fait, c'en devenait malsain. Elle n'était pas la première jeune fille qu'il avait rencontré, ni sa première histoire - même si les précédentes furent courtes car bon, le fou sait se faire insupportable -, et pourtant il se sentait attaché. Son amie la sourde, elle, faisait des efforts. Pourquoi ne pas s'y être intéressé ? L'espace d'un instant, le jeune homme vit en lui défiler une histoire d'amour fictive avec l'handicapée.
C'était tentant. Mais invivable.

La petite diablesse qui devait sourire telle une psychopathe admirant son dîner le retint à la réalité. À deux doigts du septième ciel, elle avait transformé l'ange Gabriel en Icare. Quelques mots, pas même dans une phrase, avaient suffit à faire fondre ses ailes. D'un seul coup, elle l'avait fait tomber des cieux. Et pourtant... elle continuait. Ari avait envie de le lui dire, de s'arrêter. C'est vrai, tout s'arrangerait, s'il lui expliquait que comme tout le monde, il avait ses problèmes, des peurs, des choses qu'il détestait, et qu'en bon âne normal il n'était pas fichu de supporter la moindre répétition ! Ce serait si romantique et aphrodisiaque... À tous les coups, elle tomberait dans ses bras et l'implorerait de s'emparer de ses lèvres afin de la faire taire et de prévenir toute redondance ; ce serait si bon...

L'utopie était un rêve qui faisait rêver. Un sacré cercle vicieux, et pervers car dès lors que l'on essayait de donner vie à ces agréables songes, on se voyait frustré. À quoi bon essayer de lui expliquer ? Elle ne comprendrait pas. Et si elle le faisait, alors elle se moquerait de lui. Le dément se savait fou et était trop orgueilleux parfois pour assumer sa folie. Amusant, non ? Ce soir était un de ces soirs. Il ne voulait pas tout de suite perdre complètement cette demoiselle. Elle était charmante. Elle lui avait fait mal, mais elle lui plaisait. Peut-être que dans le fond, il était maso... Ça expliquerait tellement !

La blonde s'était répétée en introduction. Elle venait de perdre des points. Mais Ari s'en remit vite, se retenant même de lâcher avec froideur que si, c'était elle la fameuse veuve noire dont il parlait ! À la place, il amena les choses plus subtilement, précédant le tout bien sûr d'un soupir déjà empli d'exaspération.

« Mary... est-ce que tu t'es jouée de moi ? » demanda-t-il dans un murmure.

C'était de très loin la question la plus virile qu'il avait pu poser à la croqueuse de mâles. Il se sentait pitoyable. Il n'était pas amoureux, et elle non plus, alors qu'en avaient-ils à faire ? Puis, d'habitude, c'est au mec de se jouer de la nana, pas l'inverse ! S'il avait été un bon gars, il aurait fait son affaire, balancé la sauce, laissé le plat reposer puis l'abandonner dans sa chambre comme un paquet cadeau. Or ça, c'était pas possible quand on avait son sens de la morale. Non seulement il haïssait la répétition, mais pour couronner le tout, il était d'une droiture innommable - ce qui devait beaucoup plaire à l'autre nympho', derrière. Ses couilles, il n'aimait pas tellement les exposer. Il était aussi crédule qu'une pucelle. Tout ce qu'il y a de plus mignon. À un détail près, œuf corse.
La seconde répétition de la blonde fut de trop.

« Arrête avec ça. » lâcha-t-il sèchement en se retournant.

Lui faisant face, il posa un regard méprisant sur la jeune fille. Ses yeux voulaient s'adoucir en voyant une telle présence, mais il sut se retenir. Il valait mieux rester crédible pour l'instant, non ? Ses mirettes la parcoururent rapidement, sans trop s'attarder sur ses formes. Cela aurait fait désordre.

« Si j'étais à ta recherche, ne crois-tu pas que je serais directement venu à toi ? Je sais où tu loges ! Non... il leva son regard vers le ciel. Seuls les escaliers m'ont guidé. »

Reposant ses prunelles sur la belle, il eût une vision aussi douce que désagréable, celle de son corps sous ses vêtements, de la douceur de sa peau, de sa respiration, sa voix, à ce moment... Mais l'heure n'était pas au désir. Il ne pouvait être venu pour elle ; il l'avait fui ! Qu'en était-il de sa présence ?

« Et je présume que tu as senti mon parfum ? »

Il retint un sourire, préférant arborer un masque plutôt que de s'offrir sur un plateau d'argent.
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Mary J. Cohen
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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Lun 14 Jan 2013 - 19:43





On the warpath,
'Cause I love you



Du désir, elle en avait plein la bouche.
Du désir, elle en buvait dans le creux le plus tendre des torses, elle venait le chercher du bout de ses doigts d'or dans la chair blanche un cou et c'était ses coups d'amour qui en récoltaient les soupirs. Le désir, c'était le ventre d'Ari, c'était ses mains, c'était ses yeux même et pire – son sourire. Le désir, il y en avait dans l'air qu'elle exhalait entre deux baiser, il y en avait dans cette salive devenue alcool, dans cet alcool devenu hydromel – le désir, c'était sa peau, c'était sa chaleur, c'était cette ardeur qu'il piquait d'attention tout au long d'un dos. Mary était l'excès, et c'était probablement plus grave que le désir seul sur sa langue. Mary, elle détestait le rejet. Mary, elle détestait son regard à cet instant. Un regard qui lui demander d'arrêter, de continuer.

▬ À propos de ? J'ai joué avec toi, ca c'est évident.

Oui, Mary, elle irradiait aussi – mais il n'y avait rien d'agressif dans la chaleur qu'elle envoyait. Il n'y avait pas de brûlure, il n'y avait pas de dégâts, ou de suffocations, comme brûlait Ari. Il y avait quelque chose de clair et de cristallin, de doux comme une corolle, léger comme un pétale, tendre comme un fil de soie – il y avait quelque chose de Mary dans cette tendresse qu'elle envoyait.

Elle avait les deux mains, timides, cachées derrière ses reins.
Elle avait le sourire d'une reine et sa voix de joie – alors, elle le savait, Ari la contemplait, encore.
L'étonnement de l'enfant des dieux.

▬ Arrêter avec quoi ?

Et alors, Ari l'envahit.
Et alors, dans un grand éclat de rire, comme elle s'amusait parfois seule, elle se glissa dans son dos et entreprit de l'enserre dans ses bras. Ça c'était fait d'un coup – c'était peut-être même trop brusque, cette vague qui s'était écrasées contre les récifs de son corps. Alors qu'elle était là et qu'elle avait un peu de mépris dans la ligne qui tordait sa bouche dans un sourire absent, soudain, elle reçue Ari de plein fouet. Finalement, Ari, il était bien plus que tout ce qu'elle avait pu songer –. Ari, il souriait pour elle. Il souriait là, avec ses cils qui fermaient ses iris, qui les cachaient, pudiques dans cet éclat de joie. Il souriait là ou personne ne l'avait jamais fait avant.
Ari, ces sourires et sa candeur.

Et là, elle n'était qu'une invasion de chaleur – il n'avait pas eu tort, elle était un vrai soleil qui pénétrait de force dans ses côtes, là où il avait échoué juste là, à l'instant. Elle était en train de s'immiscer comme une flamme qu'on ne pourrait chasser, elle grimpait dans son ventre, elle montait sur son dos, et elle pressait sa joue tiède contre le bout de ses doigts.

▬ Non, tu es venu pour moi. Et uniquement, moi, ne tentes pas trouver une raison illogique concernant ta venue.

Mary n'est pas quelqu'un de bien.
Parce que, même quand elle veut faire du bien, quand elle veut couvrir la bouche d'Ari d'un sourire, quand elle veut porter ses poignets blancs haut, haut dans le ciel pour l'entendre rire, ça ne marche pas – ça ne marche jamais. Elle agite sa langue, secoue son rire comme un grelot. Elle s'amuse là. À être mi-sérieuse, mi-humoristique, Mary, parce qu'elle est là joie – mais la parole est trop facile. C'est sa langue qui claque, c'est innocent, c'est impétueux, c'est orgueilleux. Elle le dit avec un peu de retard, mais elle le dit, parce qu'elle a besoin de ce rire, parce qu'elle ne fait pas exprès, parce qu'elle la retire de sa chaude étreinte par ses mots qui sourient.
Elle rit doucement – il laisse juste couler le flot de ces mots.



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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Lun 14 Jan 2013 - 20:37

Wolf and Raven
« Arrêter quoi ? »

Oui, que devait-elle cesser de faire ? C'était d'une évidence qui le dépassait, mais ce qui le transcendait n'était guère son incompréhension, mais sa propre incapacité de lui répondre. Visage brisée, fierté fragmentée. Le dément se rendait compte de ce qui le séparait du démon. Dans son impuissance, il voulait faire face ; il le savait vain. Ses lèvres formèrent un mot, nul son ne sortit de sa bouche. Paralysé par une faiblesse qu'il venait de se découvrir, il ne sut réagir lorsque la Veuve Noire passa ses bras autour de lui.
Il avait froid, mais n'arrivait pas à trembler. Ce n'étaient pas une toile qui le retenait, mais les pattes et le corps de l'Ombre. Pourquoi être venu en son antre ? Elle le lui disait... Ne s'était-il pas vendu de lui-même ? Sa vigueur s'en était allée. Lui, si opiniâtre, se voyait jeter les armes avant de les avoir dégainer. Il l'avait vue. C'était tout. La lourdeur effarante de la petite créature pressa contre sa peau. Elle savourait ces instants, il le savait. Son plaisir battait, glacial, dans sa poitrine, contre lui. Fermant les yeux, il ne sut quoi ajouter. Sa bouche entrouverte, qu'il était incapable de refermer, son souffle de plus en plus langoureux, comme s'il n'arrivait plus à respirer. L'air, là-haut, ne manquait pourtant pas.

« [...] pour moi. Et uniquement, moi. [...] »

Ses paroles résonnaient dans sa tête dans un écho perpétuel qui rebondissait contre les parois de son corps, les fissurant à chaque fois qu'il les heurtait. De l'intérieur, Ari pouvait sentir son sang devenir glace. Le corps de la Belle l'avait-il empoisonné ? Relevant ses bras avec le peu de force qu'il lui restait, il s'agrippa à ses mains.

Laissez-moi partir, Maîtresse...

«... je vous hais tellement... »

La peur le saisit. Les mots qu'il venait de souffler, à l'instant, les avait-elle entendus ? Regardant le froid emporter ses paroles au loin, il tourna la tête sur le côté, essayant de d'entrapercevoir son Bourreau. Elle s'était répétée, plusieurs fois, sans honte, et avait reconnu qu'elle se jouait de lui.

Pourquoi te trouvé-je belle..?

Ses mains saisirent les siennes, les serrant avec le peu de force qu'il lui restait. Non, ne me laisse pas partir maintenant. Je n'ai point fini... Son regard vide croisa les prunelles satisfaites de sa Faucheuse. Puis il se posa sur le sourire qui ornait ses lèvres. Il le sentait venir, son souffle glacial. Elle attendait le bon moment, pour l'achever de ses mots. Ils étaient son arme la plus efficace...
Se délectant d'un soudain excès de testostérone, Ari s'affranchit de l'étreinte de sa Reine. Lui faisant face, il la repoussa, de quelques pas, la plaquant enfin contre un mur. Il connaissait le démon. Ce qui ferait taire Mary, ce ne pouvait être...

C'est ainsi que les lèvres du loup se retrouvèrent contre celles du corbeau.

Au nom du silence.
Contre la redondance.
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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Mar 15 Jan 2013 - 22:10





She may contain the urge to run away



Elle est la déesse de la joie qui donne la joie.
Il y avait quelqu'un et plus encore, il y avait un corps qu'elle imaginait déjà recroquevillé contre le sien, un amour perdu, un amour déçu, une aspiration entre les lèvres au plus grand des plaisirs – elle aimait définitivement cette salle. Elle n'avait pas été trop loin, avec son souvent croquant, avec son sourire qui craque – c'était même mieux que ça. Alors, son corps embrassa trop violemment le mur, elle vit qu'elle allait embrasser le presque homme – quel excès ! Quelle beauté ! Elle imaginait déjà ces deux langues se toucher, se brûler, elle imaginait les deux paumes s'embraser, elle imaginait déjà les corps se soulever, les bras se contracter pour s'enlacer l'un l'autre, les doigts qui font glisser une chemise ah – le désir, pour Mary, ça lui enflammait les entrailles.
Même si, secrètement, sans le savoir le même, elle en avait un peu peur.

▬ Je t'aime aussi, ahah.

C'est un peu trop – c'est un peu trop un mensonge, un peu trop provocant, si bien que ça le fait rire encore, mais, c'est bien connu : le rire de Mary ne s'arrête jamais. Elle s'amuse de tout, de rien. Mary, Mary, elle en fait toujours trop. Il faudrait faire attention à ce que ça ne lui heurte pas sa peau de bronze un jour, trop fort. Puis elle laissa son rire de rêve glisser dans sa gorge et ses yeux se fermer doucement. Elle les rouvrit, brillants. Elle ne se rattrapait pas trop à lui. Nonchalamment, elle s'appuya contre le mur. La pierre était froide – glacée.

▬ C'est une maladie chez toi, de vouloir jouer au chat et à la souris ?

Il avait eu un léger mouvement de recul – si léger, à la limite du perceptible, au seuil de l’invisible. Par instinct, pas réflexe aussi, comme une protection qui venait d’impulsion quand elle sentait l’hostilité drapée de douceur se casser contre son visage. Ah, il n’avait jamais été le bienvenu, Ari – et son nom frappait si fort à son oreille, soudainement. Elle savait bien qu'il avait peur d'elle, elle l’avait vu niché aux portes de son regard à la première seconde où elle l’avait posé sur lui – ce n’était qu’un jeune homme, un garçon, il n’avait rien fait pour mériter ça. Mary voulait s'amuser, elle voulait rire de lui, et peut être le possédé. Un parmi tant d'autres.

▬ Dis, dis moi Ari, tu m'aimes ?

Mary était reine.
Dis Ari, est-ce vraiment cette Mary que tu aimes ? Celui qui te vend de l'amour pourri, de l'amour factice, de la moquerie. Dis Mary, c'est vraiment ce bout de vivant, rouillé d'angoisse que tu aimes ? Cet homme pas assez humain, celui qui te jette sa passion infecte. Ils avaient leur destruction, leur mots qui s'éclataient, leurs lèvres qui s'emmêlaient, leurs corps qui s'entrechoquaient. Ils avaient leurs disputes, leurs « reviens-moi » entre deux portes claquées et des « je m'en vais » à peine soufflés entre deux silences. Mais Mary, est-ce que tu le vois ? Qu'il crève un peu plus de toi ? Qu'il se noie de tes yeux cascades avalant la mer ? Et de tes éclats de rires qui éclatent son coeur. Que de tes baisers tu dévores sa chair ?



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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Mer 16 Jan 2013 - 14:03

Wolf and Raven
Évidemment que ça avait marché. Un peu d'amour calmait la tension, même lorsqu'il s'agissait d'une parfaite illusion. En dépit de son sens de la morale, le jeune homme n'en avait que faire pour l'heure. Son bourreau cessait de le torturer ; c'était tout ce qui importait. La Maîtresse disait l'aimer. Il savait pertinemment que ce n'étaient que des paroles en l'air, et dans tous les cas, il n'y avait point de réciprocité. C'était même le contraire ! Ne lui disait-il pas plus tôt qu'il la haïssait ?
Ari était aussi fou que Mary, mais ça ne tachait guère son intelligence. Il était un loup, et tel ce majestueux canidé un sens profond, indescriptible, lui faisait lire en la position qu'elle prenait que la jeune fille ne faisait que poursuivre son jeu. Le Démon était cohérent avec sa personne ; c'était tout à son honneur ! La fixant, silencieux, il ne savait quoi répondre. Y avait-il alors un moyen de lui dire, suite à un baiser, qu'il ne l'aimait point ? Quelle douce cruauté ! Ce n'est que lorsqu'elle s'attaqua à nouveau à lui que le jeune homme lui répondit sèchement :

« Non ! »

Se détachant d'elle, reculant d'un grand pas, lui tournant le dos, grognant de peine... Elle l'aimait ? Afin de se complaire, il tuerait ses sentiments ! Du moins, c'était ce qu'il se disait. Dans les faits, il ne se sentait qu'une faible créature sous le charme de son prédateur. Les poings serrés pour la retenir, sa colère continuait de grandir en lui, indifférente à ses efforts.

« Jouer avec moi te plaît, n'est-ce pas ? » dit-il plus doucement en se retournant vers elle.

Sa Majesté était belle, mais Sa Grandeur était perfide. S'en rendait-elle compte ? Ah ! Si dominer semblait être un amuse-gueule à ses yeux, alors il la lui en priverait. Ne l'avait-on jamais éduquée ? Le dément se chargerait d'apprendre au démon comment le traiter. Se rapprochant vivement de la Veuve Noire, il posa son index tendu sur ses lèvres.

« Aucun mot ne doit sortir. Pas de répétition. Tu ne diras point deux fois la même chose... Il plongea un regard hautain dans le sien, digne de celui d'un noble. Sa beauté l'obligea cependant à descendre de son piédestal, à la fuir à nouveau pour ne pas taire sa fureur. Vous ne comprenez pas, jamais vous ne l'entendez ! »

Ari parlait fort, d'un coup. C'était pour ce genre de discours que les autres se moquaient de lui. Seul, il valait amplement une pièce de théâtre, comme s'il y avait plusieurs personnes dans son petit corps lorsqu'il s'emportait. L'un des protagonistes de son esprit voulait s'énerver, l'autre paraissait l'implorer de se calmer. Parfois, ça marchait, mais il suffisait d'émoustiller un peu sa rage pour qu'il devienne incontrôlable...

« Cette redondance est si effroyable et perfide... Il murmurait, yeux clos, face aux cieux. Puis il pivota. Demi-tour, droite ! ... qu'elle tue tout désir ! Je te voulais, Mary ! Mais cette langue... »

Le fou se plaqua contre elle, caressa ses lèvres du bout des doigts.

« ... ces lèvres, ta bouche... Ils sont infectés de poison... »
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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Mer 16 Jan 2013 - 16:11





HIT THE ROAD, JACK.
WHY DON'T YOU COME BACK

No more, no more, no more, no more


Ari.
Ari, c'était différent. C'était un désir charnel évident dans sa voix encrassée par la fumée, auquel il résistait par un vaudou de l'esprit auquel elle ne captait rien. Pourquoi. Comment. Lui et ses vallées sous le regard. Lui et ses rictus à deux balles, qui l'emplissaient de cette haine primaire. Cette envie de l'attraper par le col, de le noyer d'acide jusqu'à ce qu'il crache le morceau. Ses viscères lui hurlaient de lui arracher les globes oculaires pour aller piocher des explications à pleine mains dans sa matière grise. Elle aurait pu se jeter sur lui. Elle aurait pu appeler à corps et à cris, voler, forcer ce qu'elle attendait. Mais il y avait cette clôture, ces parce que qui se faisaient désirer. Ce besoin de trouver une raison. Mary. Elle avait plongé le regard dans le trou béant de ses pupilles. Sensiblement penchée, elle y cherchait ses réponses qui ne venaient pas, qui ne viendraient jamais. Elle ne comprenait pas ses rejets. Ni même ses réactions. Elle ne comprenait pas, ou ne voulait pas comprendre.

▬ Je ne joue pas avec toi.

Menteuse.
Un sourire se dessina sur ses lèvres carmins, vilaine menteuse.
Puis elle vint perdre son visage dans son cou. L'attirant plus fort contre elle, elle savait pertinemment qu'il ne s'agissait que d'une question de temps, alors qu'elle embrassait sa peau, avant qu'elle ne se laisse totalement aller. Si son regard était teinté de cette douceur qui n'appartenait qu'aux plus beaux, il y avait ce quelque chose d'inexplicable, presque magique, lorsque elle sentait les doigts d'Ari contre elle. Ou tout simplement lorsqu'il était avec elle. Lorsque involontairement ils se frôlaient, lorsque les regards se faisaient plus constants, lorsque elle le croisait dans un couloir. Lorsqu'il s'agissait d'Ari. Lorsqu'il s'agissait d'un autre. Mary avait trop d'amour à distribuer. Elle voulait s'en aller, une fois qu'on souhaitait l'emprisonner. Là, la colère d'Ari n'arrivait seulement qu'à la faire rire. Elle jubilait.

▬ Tu es beau quand tu t'énerves.

Oui, Ari, tu es beau quand tu lui fais du mal.
Quand tu lui fais du bien, à l'amour, à la haine.
Mais ou iras-tu, Mary ? Elle s’en va en aimer un autre. Elle file, entre le monde, s'évanouit dans la foule, elle t'échappe encore une fois où peut-être est-ce toi qui t'en va, personne ne sait plus vraiment. C'est leur façon bancale d'aimer. De s'aimer. C'est leur façon maladroite de s'accorder. Elle, l'été brulante de passion à prendre les autres, à emprisonner l'univers entre ses doigts, à trop aimer jusqu'à s'étouffer. Lui, l’hiver de ses sourires crispés, plein de son froid dans le givre incrustés de ses cernes sous ses yeux, tant de glace brisée dans chacun de ses mouvements saccadés, tant de neige qui ampli son être et qui a fini par le noyer. Et l'été déposa sa bouche brulante sur la chair de l'hiver pour la marquer, de sa signature rouge à lèvres.



Watching them fall one by one they fight,
Do you think you'll love me too ?


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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Jeu 17 Jan 2013 - 16:51

Wolf and Raven
Ari fixa la jeune fille d'un air peu convaincu.

« T'as dit le contraire il n'y a pas cinq minutes. »

Son ton avait encore changé, rendant par la même occasion sa folie plus flagrante. Le sens de la morale du jeune homme lui dictait ses propres pas, toutefois, il le rendait aussi impartial vis à vis d'autrui. Mentir était un péché, ça l'avait toujours été. Quelques fois, on le faisait pour de bonnes raison, sans que la nature de la chose ne change... Pourquoi ? Mary devait bien le lire, dan ses yeux, qu'il n'était pas d'humeur à jouer ! Ne se doutait-elle donc de rien ? Il venait toujours de lui exposer sa folie, allant jusqu'à préciser son mépris pour la répétition... Et c'était là sa seule réaction ? Pour elle, ça avait l'air d'être une vulgaire dispute de couple alors qu'ils n'en étaient pas un.
Ça le dépassait. Le fou ne comprenait pas que l'on puisse avoir une telle aura et tant manquer de raison. À moins que la jugeote de la demoiselle ne touche qu'à une interprétation de ses gestes ? Eh, c'était lui, le mâle ! Que l'on fasse justice à sa prostate, qu'elle parle, qu'il se contente de désirer ! Mais il n'était point de ces hommes.

« Qu'est-ce que tu fous ? Lâche-moi ! lui balança-t-il lorsqu'elle le serra contre lui, commençant sentir la colère monter en lui.
- Tu es beau quand tu t'énerves.
- Mais c'est quoi ton problème ?! »

Le dément se trémoussa tout contre le démon sans trop se douter que ça risquait de rendre la nymphomane encore plus folle que lui. Choqué par son incapacité à se libérer, il s'abandonna à son triste sort : l'étreinte de la Belle. Ses paroles ne lui avaient rien fait non plus. Elle était plus sourde encore qu'Axelle... Et sa bouche croquait ardemment son cou. C'était un homme, et pas une pomme, mais pour la Veuve Noire il ne devait pas y avoir de grosse différence. Aucun jus ne jaillit, ses crocs étant ceux d'une humaine et non d'une Vampiresse ; ça aurait été le comble !
Et Ari subit, gémissant malgré lui de plaisir à ce contact soudain. Deux corps, une flamme. Capable seulement de poser sa main derrière la tête de la Princesse des Ténèbres, il ferma les yeux pour ne pas contempler la défaite. Elle avait un goût amer, désagréable, qui lui restait sur la langue. Il se sentait comme tombé du haut de cette tour, le corps miraculeusement survivant à cette chute mais l'esprit fracassé.
Il avait mal, et éprouvait du plaisir.

« Tu ne comprends vraiment rien... » murmura-t-il enfin en essayant de penser à autre chose.

Accordez-moi un vœu, ma Maîtresse : prenez-moi en compte.
© Hellharicot
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MessageSujet: Re: Wolf and Raven [Feat.: Mary]   Dim 20 Jan 2013 - 14:50





Cetirizine, your fever’s gripped me again
Never kisses, all you ever send are fullstops


Elle regarda Ari.
Il était grand.
Elle regarda Ari et vit tout de ces muscles anguleux qui saillissent dans le noir, vibrants, embourbés de tout ce que les tissus et les veines éructent sous la peau quand elles ne sont pas encore déchirées. Elle regarda ces yeux, elle regarda cette stature de monarque abêti aux grandes épaules tremblantes de rage condensée et ravalée au fond des pores, elle regarda Ari ; ce grand corps droit, cette peau de loup, ce revirement familier des lèvres qui fléchissent en épousant parfaitement les artères du cou et de sa pomme d'Adam virevoltante et qui repartent au bout de la gorge au bout de la nuit.
Elle le trouva particulièrement laid.

Il n'était pas beau lorsqu'il s'énervait.
Tu te penches contre lui et laisse glisser ta langue sur son cou en remontant légèrement. Tu t'attardes, poses tes lèvres plusieurs fois avant d'arriver à son oreille parce qu'il faut que ça soit lent, sensuel. Tu veux qu'il ressente quelque chose. Que ça l'excites un peu, tu veux le tester au fond. Ton corps chaud brûle contre la soie froide de ses vêtements que tu arracherais bien mais ne nous emballons pas. Une chose à la fois. Tu glisses donc ta langue toujours et ce moment semble être une éternité qui associe plaisir et excitation. Tu voudrais qu'il succombe. Et finalement tu arrives à son oreille et lui susurre sensuellement.

▬ Mon problème ? Et le tiens, amour ?

Elle dit, et sa voix rase les murs sans les toucher, dégouline en l'air sur les briques fendillées. Ses pieds ne touchent pas le sol, ils l'effleurent. Toute sa présence infime n'est qu'une vague et elle n'est ni chair ni sang. Elle est là à priori, à moitié seulement, c'est tout, et son regard essoré se pose sur les hauts plafonds sombres qui se perdent dans les ténèbres lézardés. À quoi bon se complaire en compliment et en longs discours. Tu verras bien, à sa réaction. Tu ne pouvais nier le fait que tu prenais un malin plaisir à ne pas le comprendre. À le rendre fou. Tu resserres encore un peu ton corps contre le sien d'une main. Tu as le sourire aux lèvres, tes lèvres humides. Tu as envie de jouer un peu, envie de t'amuser.

Tout ça, ça n'avait rien à voir avec elle.
Elle n'aurait pas du avoir le droit de se trouver là Mary, parce qu'elle souillait trop de choses déjà – c'était ce qu'on disait d'elle. Ses mains trop avides avaient déjà enserré trop de chairs et tenté de cueillir trop de soupirs – qu'on les lui coupe. Ses bras avaient tenu trop d'envies et avaient lâché trop d'espoirs – ses bras étaient méchants. Elle était méchante Mary, c'était ce qu'on disait d'elle. On disait qu'elle n'aimait que les corps à l'unisson et le plaisir qui sort de la bouche. Alors elle n'aurait pas du venir ici pour salir cet innocent, celui pour qui le temps et les soucis se sont stoppés. Elle n'en avait pas le droit, parce que ces choses là – bonnes et pure – ça n'avait rien à voir avec elle.
Et ça, ça lui fit lâcher un éclat de rire – c'était tellement vrai.

▬ Alors explique moi.

Ils se malmenaient tous les deux – ça avait toujours été comme ça. Il n'y existait pas quelque chose d'affectueux entre eux. Il n'existait pas quelque chose de méchant entre eux. Il se renvoyaient juste l'écho d'une folie passée. Et elle laissa gambader un rire léger le long de sa nuque – c'était mesquin.
C'était mesquin car ils savaient que ni l'un, ni l'autre, n'avait quelque chose d'humain encore dans leur ventre. Mais parce qu'il le savaient, tous les deux, ce n'était pas si grave.
Ses yeux pouvaient alors en sourire comme ils souriaient de tout.


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Wolf and Raven [Feat.: Mary]

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