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 There's a SHADOW lurking in the darkness

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AuteurMessage
Féminin
Messages : 5
Age : 25

Âge du personnage : 20 ans
Nombre de Badges : Championne de Feu

MessageSujet: There's a SHADOW lurking in the darkness   Lun 14 Jan 2013 - 19:25

KATHLEEN dite «SHADOW» ANDERSON

▬ Généralités ; qui est-ce ?
NOM : Anderson
PRENOM : Kathleen Nora
AGE & DATE DE NAISSANCE : 20 ans, 7 avril.
RÉGION D'ORIGINE : Kanto
GROUPE: Spiraea / Master 4 en Coordination

POKEMON 1 : Mandie la Eevee (pour évoluer en Pyroli), Femelle, CS : Adaptabilité (O.K. de Diane préalablement obtenu)
POKEMON 2 : Fang, Salamèche, Mâle, avec CS : Brazier (Pour lequel je vais attendre la fin du recensement)
▬ PHYSIQUE ; à quoi ressemble-t-elle ?

TAILLE : 1 mètre 72
POIDS : 59 kilos
COULEUR DES YEUX : Bruns avec un reflet doré-jaunâtre
COULEUR DES CHEVEUX : Blonds-roux, cette chevelure se caractérise aussi par son épaisseur et sa longueur. En effet, mes cheveux atteignent presque ma taille. Ils possèdent cette douceur soyeuse qui les rend facile à gérer. J’adore en tortiller les mèches lorsque je me sens angoissée ou en colère.
SIGNE DISTINCTIF: Une brûlure au bras, la peau y est plus pâle par certains endroits et abîmée à d’autres. Elle couvre tout mon avant-bras droit. J'ai quelques difficultés à entendre certains sons depuis l'incident à la bombe, et je devrai probablement, un jour, porter des appareils spéciaux pour entendre, mais pour le moment, je m'en sors pas mal. Aussi, je suis gauchère.

▬ caractère ; et dans sa tête ?

QUALITES: Charismatique – Leadership – Protectrice – Loyale – Intelligente – Rusée – Vive d’esprit – Sûre d’elle - Directe
Si énumérer mes qualités me répugne un peu, je peux arriver à dire à mon avantage que les années m’ont emporté une force intérieure plutôt intimidante pour ceux qui ne savent pas jongler avec elle. Cette force se manifeste de différentes façons, mais prend souvent la forme de la ruse ou d’une vivacité d’esprit bien tranchante parfois. On ne peut me reprocher mon manque de loyauté. Ceux qui arrivent à toucher mon intérieur plus sensible deviennent mes amis pour toujours. Je sais aussi mener des opérations, organiser et réfléchir sans trop de mal. Prendre les rênes ne me dérange pas le moindre du monde. Je possède une belle personnalité, chaude, ouverte, généreuse, voire même, lorsque je sais me détacher de ma douleur. Je n’ai peur de rien et fonce dans tout ce que j’entreprends. Je me laisse parfois aveugler par un optimiste effarouché, mais jamais par la naïveté. J’essaie toujours d’être la plus juste possible dans mes décisions et surtout, d’éviter aux autres de souffrir, particulièrement ceux que je considère sous ma protection. Je ferais absolument tout pour ces derniers.

DEFAUTS : Méfiante – Solitaire – Suscpeptible – Autoritaire – Manipulatrice – Rancunière – Renfermée dans ses émotions – A un penchant pour l’alcool - Paranoïa
J’arrive plus aisément à parler de mes défauts. Je tiens un côté autoritaire et désagréable de ma mère envers ceux que je ne considère pas dans mon cercle d’amis. Les non-Astria y passent, pour la plupart. À mon arrivée à Alcea, je n’avais pourtant aucun problème à me mélanger aux autres étudiants et à entretenir divers contacts avec eux. L’incident qui tua ma meilleure amie Laureen m’a rendu excessivement méfiante. Je ne puis sortir dans les corridors de l’école sans dévisager mes semblables à me demander s’ils sont associés ou non aux terribles Mirage qui ont causé tant de morts. Je vais en rageant et ma colère explose souvent contre les mauvaises personnes. Moi qui avait toujours été susceptible, je me trouve maintenant carrément agressive. J’ai découvert un moyen d’extérioriser ces sentiments que je renferme au fond de moi : l’écriture et la création. Je m’isole beaucoup, je me débrouille seule et c’est tant mieux. Je ne veux plus compter sur personne, car je finis blessée à chaque fois. Je préfère manipuler les autres afin d’obtenir d’eux ce que je désire et les oublier tout aussi rapidement. Sous toutes ces barrières se cache une âme extrêmement troublée et blessée qui ne demande que de l’aide et qui, pourtant, la rejette sans cesse.
SIGNE DISTINCTIF: J’ai connu pendant très longtemps un problème de consommation d’alcool que j’ai réussi à surmonter aujourd’hui. Sobre depuis deux ans, j’évacue maintenant mes frustrations par la création. Le trait le plus caractéristique de ma personnalité reste ma méfiance maladive frisant la paranoïa envers les élèves ne faisant pas partie de la Team Astria. L’idée que n’importe quel d’entre eux pourrait être l’assassin de ma bonne amie Laureen, tuée dans l’incident de la bombe, m’obsède. Je vis avec son fantôme tous les jours et on me surprend parfois à lui parler, ou à crier son nom dans mon sommeil.


▬ histoire ; avant son arrivée ...


PROLOGUE

J’aimerais pouvoir vous dire que j’ai vécu une enfance des plus douces qui m’apporte aujourd’hui des souvenirs venant dissiper mes sombres pensées en période de doute. Malheureusement, il n’en est rien, et, au risque de vous froisser, je dois me placer au-dessus de votre envie pour exprimer une version plus honnête des faits qui composent mon passé.

Judy Hemsworth est née dans une famille aisée d’Azuria, dans la région de Kanto. Fière héritière d’une longue lignée d’avocats et de juges, la jeune fille avait grandi dans un environnement qui avait favorisé en tous points l’explosion de sa personnalité excessive. Poussée au caprice et à l’égocentrisme, on l’avait convaincu très jeune de sa qualité supérieure qui la statuait au-dessus de tous ces camarades de classe. Fière, propre et organisée, ses professeurs ne trouvaient jamais un mot à redire sur son comportement. Elle effectuait tous ses travaux avec sérieux et brio, ne cherchait jamais la bagarre et restait sage et attentive en classe. Malgré ses airs d’ange, ils savaient bien que la petite Judy prenait de bien mauvais plis. Isolée des autres, elle méprisait ses semblables qui lui rendaient la pareille. D’autant plus que l’enfant s’attirait toutes les attentions des adultes par sa bonne conduite et ses notes fortes. La petite avait été instruite à la musique, à la danse et au dessin, en plus de suivre des cours auprès d’une institutrice les soirs et la fin de semaine afin d’enrichir sa culture générale. Ce qui inquiétait les responsables de son éducation (hormis ses parents), était que Judy ne se formalisait pas du tout de sa solitude et du mépris collectif dont elle était victime. On la croyait même tout à fait insensible à tout contact humain, or de ceux qui pouvaient lui procurer de la reconnaissance. Ses professeurs tentèrent chaque année d’approcher ses parents sur son étrange conduite, mais ces derniers, n’y trouvant rien à redire, s’en fichaient éperdument.

Judy a grandi et est devenue une jeune femme encore plus déplaisante. Ses seuls amis étaient des jeunes filles à l’esprit faible qui se laissaient manipuler et mener par l’adolescente. Impliquée, elle faisait partie de plusieurs clubs, en plus d’avoir obtenu le titre de présidente de l’école. Malgré le dédain qu’elle inspirait, on la craignait encore d’avantage. On ne pouvait jamais lui dire non. Certainement pas pour un vote pour la présidence! Elle continuait à obtenir des notes à faire rougir ses parents de plaisir. La jeune fille avait cependant un point faible qui perçait sa carapace tyrannique. Il s’agissait de Sean Anderson, le plus beau garçon du bahut, capitaine de l’équipe de football américain. Eh oui. Comme dans les films. Elle ne pouvait le croiser dans les couloirs sans s’en émouvoir. Pour sa part, le jeune homme ne portait aucune attention à elle. Il venait d’une famille plutôt modeste. Mise à part son physique attrayant, le garçon n’avait rien pour plaire. D’une intelligence bien limitée, ses seuls intérêts ne se concentraient qu’autour du sport et des belles voitures. Sans ambition ni motivation, il vivait chaque jour comme le dernier, sans se soucier des conséquences. J’ignore ce que Judy a pu lui trouver. N’empêche qu’elle se mit en tête de l’obtenir (oui, oui, comme un objet) à tout prix. Ce ne fut pas chose aisée, mais grâce à sa détermination frisant l’obsession, elle parvint à ses fins. Vers le mois d’avril de ses dix-sept ans, il l’accepta enfin comme sa petite amie. Quatre mois s’écoulèrent sans anicroche jusqu’à ce que je la jeune fille fasse une terrible découverte. Elle n’avait pas saigné depuis plus de deux semaines après la date prévue, en plus de se découvrir plusieurs autres symptômes annonciateurs.
Intelligente et instruite comme elle l’était, elle ne put pas renier très longtemps cette vérité indéniable : elle attendait un enfant.

L’horreur et l’incompréhension de Judy furent des plus complètes. Elle qui avait organisé toute son existence dans un plan de vie bien strict se retrouva complètement déboussolée par cette terrible nouvelle. Elle jugea bon de se faire avorter et se rendit à la clinique, après avoir préalablement pris rendez-vous, en prenant bien soin de dissimuler son identité. Si on devait apprendre que la fille des Hemsworth s’était fait engrosser par un bon à rien… Que dirait-on? Sa réputation serait ruinée! D’autant plus que ses parents ignoraient tout de l’histoire qui l’unissait à son prince charmant, et encore plus qu’elle lui avait abandonné sa virginité. En aucun cas elle ne considérait de mettre au monde cet enfant qui grandissait en elle. Cette idée ne lui avait même pas traversé l’esprit. Pourtant, le jour se présenta et elle ne put se résoudre à mettre à terme son plan. Tout dans la clinique lui glaça le sang. Les infirmières, les autres patientes aux yeux hagards, l’odeur des antiseptiques, le blanc immaculé des murs… Ressentant une bouffée de panique, elle quitta précipitamment l’endroit en jurant de ne plus jamais y mettre les pieds. Elle tint sa promesse. Le lendemain matin, elle apprit à son amoureux la joyeuse nouvelle. Celui-ci eu beau se mettre en colère, il ne pouvait rien faire contre la réalité : il allait devenir papa dans huit mois. Croyant à tort en son propre héroïsme, il promit à Judy qu’elle pouvait compter sur lui et qu’il ferait tous les efforts nécessaires pour combler ses besoins. Dès les semaines qui suivirent, la jeune fille constata avec effroi qu’il ne pourrait pas tenir sa promesse.

Judy mit presque deux autres mois avant de trouver le courage d’annoncer à ses parents la nouvelle honteuse. Elle savait bien comment ils réagiraient. Elle ne se trompa pas. On lui montra la porte avec empressement. Chez les Hemsworth, on ne parla plus jamais d’elle depuis ce jour. Reniée et humiliée, l’adolescente trouva refuge chez les Anderson. Sean était le troisième de cinq enfants. Sa mère et son père vivaient depuis toujours dans la plus grande simplicité, avec des manières un peu paysannes qui dégoûtaient totalement la jeune fille, habituée aux façons hautaines et réservées des siens. Malgré tout, elle pu apprécier leur extrême générosité. La présence de sa belle-famille eu tôt fait d’égrainer sa patience cependant. Elle supplia bientôt son prince charmant de leur trouver un nid bien à eux où ils pourraient construire leur vie avec leur bébé. Sa vie se faisait de plus en plus pénible. Elle supportait mal l’éloignement de sa famille et les regards pleins de préjugés des autres élèves de ses classes. Seul son grand optimisme lui permettait d’avancer et de supporter sans broncher les mauvaises langues, ainsi que les absences répétées du futur père lors des rendez-vous importants chez le médecin. Judy apprit qu’elle attendait une fille toute seule à l’échographie. À cette même époque, le jeune couple entamait leurs débuts de vie ensemble, dans un petit appartement confortable. Sean avait renoncé à ses études sans trop de remords pour travailler dans un garage appartenant à un ami de la famille, en tant que apprenti mécanicien. Il subvenait donc aux besoins financiers de Judy.

Sean travaillait beaucoup et sortait souvent après ses longues heures au garage. Il se sauvait de ses problèmes en allant fêter avec ses potes du football, comme un adolescent l’aurait fait à sa place. Mais à la maison, ses responsabilités lui revenaient en pleine figure sous la forme du regard désapprobateur de Judy. Malgré sa rage silencieuse, la future mère n’osait jamais lever le ton sur celui qu’elle aimait toujours avec la même passion. Pour lui, elle avait perdu tout intérêt maintenant qu’il avait obtenu d’elle ce qu’il voulait, c'est-à-dire son corps bien ferme et vierge. Il ne pouvait plus la supporter. À mesure que les mois avançaient et que grossissait la jeune fille, son humeur se faisait plus noire, plus agressive. Il lui arrivait de se fâcher pour un rien, de jeter des objets à travers la pièce et la bombarder d’insultes qu’elle encaissait, malgré sa grande fierté. Elle refoulait sa détresse en se concentrant uniquement sur le petit être qui se développait dans son ventre. Chaque jour, elle se sentait plus heureuse d’avoir cet enfant, malgré tout ce que les jeunes de son âge, à l’école, pouvaient en penser.

CHAPITRE 1
Établir les bases de toute chose

Je naquis donc dans ce contexte houleux. Un jour, Judy, ma mère, se rendit en cours, comme à son habitude. En plein cours de mathématiques, la jeune fille se préparait à donner la réponse à la question du professeur quand une crampe terrible la projeta contre son bureau dans un cri de douleur profonde. Les autres élèves, abasourdis, la contemplèrent avec surprise, mais le prof, préparé à cette éventualité, vint aussitôt à sa rencontre. Honteuse, elle se relevait, toute tremblante. Son utérus semblait sur le point d’exploser. Les deux mains posées sous le ventre et les yeux pleins de larmes, elle accepta l’aide du gentil monsieur qui la soutint dans sa démarche pour se relever. On entendit un nouveau couinement s’échapper de la bouche de l’adolescente qui, précipitamment, avait croisé ses jambes. Un liquide transparent coulait à présent le long de ses cuisses de sous sa jupe. Il n’y avait plus de temps à perdre. On fit appeler une ambulance et transporter Judy à l’Hôpital Général d’Azuria, situé à moins de dix minutes en voiture. À intervalles de plus en plus rapprochés, la future mère se tordait de douleur en criant à mort. Arrivée à l’hôpital, on du la faire entrer d’urgence en maternité car le travail avait déjà commencé. Une heure et vingt-six minutes plus tard, le docteur déclarait d’un air triomphant, la tête émergeant d’entre ses jambes, que la jeune mère venait d’accoucher d’une petite fille. Après avoir coupé le cordon ombilical et effectué les tests habituels du nouveau-né, on remit le poupon à sa mère. Émue, ses premières impressions furent des plus louables. Sa poitrine accueillait à présent rien de moins qu’un petit ange descendu du ciel.

Sean arriva peu de temps après la naissance. Il découvrit avec grande émotion le petit être tout rose posé sur la poitrine de la jeune mère. Jamais il ne l’avait vu aussi belle, jamais il ne l’avait autant aimé que ce jour. Ses cheveux, pourtant toujours soignés avec un empressement obsessif, flottaient presque autour de son visage rayonnant. Ses yeux bleus luisaient de fierté et de joie. Le nouveau papa s’approcha avec l’intention de faire mieux pour son amoureuse, qu’il se jura alors de protéger. Il décida qu’on m’appellerait Kathleen. Judy obtint son congé quelques jours plus tard. Étant née d’une mère plus jeune que vingt ans, on me fit une série de tests supplémentaires, mais les docteurs se rendirent vite compte que je ne craignais rien. Ma mère et mon père me ramenèrent donc à la maison. Sean du retourner au travail et ma mère renoncer temporairement à ses études le temps que je grandisse un peu. Elle s’occupait merveilleusement bien de moi, malgré son immense fatigue et son manque d’expérience. Elle souffrait de bien des maux, mais le pire était surtout celui de la solitude qui la pesait de plus en plus à chaque jour qui passait. Le père recommençait son manège d’autrefois, malgré la promesse faite lors du premier jour. Il sortait et revenait complètement bourré. Alors il s’en prenait à elle. Il la battait parfois. J’avais beau leur crier d’arrêter, moi, dans mon berceau, rien n’y faisait. Le jour, je pouvais dormir en paix, et Judy aussi. De maman à son bébé, nous nous entendions plutôt bien. Elle se mettait un mot d’ordre de me stimuler au maximum, même si elle n’y prenait pas grand plaisir. Sa seule source de réconfort lui venait de la bouteille de whiskey qu’elle dissimulait dans sa poche. Elle buvait beaucoup, mais pas assez pour perdre ses moyens. Elle se contentait de griser ses sentiments grâce à l’alcool. De bien jeune âge, j’appris à ne pas trop solliciter ma mère et à explorer mes alentours. La vue de ma mère me procurait peu de réaction, même si elle était l’un des seuls êtres humains avec qui j’avais un contact. Jerry dirait qu’il s’agit d’un attachement organisé de type évitant. J’ignore ce que signifient tous ces termes psychologiques à la noix. Enfin… J’y reviendrai plus tard.

L’inévitable se produisit bientôt. Une fois où mon père avait trop bu, il rentra de bien mauvaise humeur et s’en prit encore une fois de plus à ma mère. Elle eu beau l’insulter, se défendre, le supplier… Rien n’y fit. Sa rage ne connaissait aucune barrière et il frappa sans aucune considération jusqu’à ce que la pauvre jeune femme ne bouge plus du tout. Avec tout ce tapage, les voisins ne purent faire autrement que de prévenir la police. Ce que ces derniers découvrirent sur place les convaincu d’intervenir. On fit entrer d’urgence la jeune mère à l’hôpital et on tenta d’entrer en contact avec la famille de celle-ci. Bien sûr, ses parents refusèrent d’entendre quoi que ce soit sur une fille qu’ils n’avaient plus. Ceux de Sean se firent plus compréhensifs et acceptèrent de me recevoir quelques temps. Je passai une semaine chez eux, le temps que ma mère se remette de ses blessures. Pendant ce temps, mon père fut envoyé en prison. Un procès le condamna plus tard à trois ans d’incarcération. Peu de temps après son retour chez elle, Judy reçu un appel d’un de ses oncles. Ce dernier avait eu vent de l’histoire, lui qui ne s’était jamais douté que la jeune fille avait pu vivre dans de telles conditions jusqu’à présent. Il ignorait tout des agissements de sa sœur envers celle-ci, ni même que sa nièce avait donné naissance à une petite fille. Cet homme bon, un des seuls, peut-être, de ce côté de la famille, entra alors dans nos vies. Ayant une situation confortable, il se proposa d’aider ma mère du point de vue financier afin de lui permettre de poursuivre ses études.

Ma mère s’y remit donc avec une grande joie. Elle prenait ses cours à distance et effectuait ses travaux à la maison afin de s’occuper de moi. Son oncle lui procurait toute l’aide qu’il pouvait. Il nous rendait souvent visite, lui emmenait de la nourriture et lui trouvait une gardienne lorsque Judy ressentait le besoin de s’isoler. Elle réussit à terminer en peu de temps ses derniers mois de lycée. Elle s’appliquait avec la même passion et le même sérieux qu’autrefois à ses travaux scolaires. Je passai donc en deuxième dans sa liste de priorités. Il faisait un bon moment qu’elle avait arrêté de me considérer comme son petit ange. Malgré tout, elle s’occupait de moi avec toute la tendresse de son être, si limitée soit-elle. Au début septembre de cette année-là, elle débuta ses études en droit. Je fus donc envoyée à la garderie. J’eus alors la chance de connaître d’autres enfants de mon âge et de développer des relations plus saines avec les adultes qui s’occupaient de moi à la garderie. Je m’y plaisais beaucoup et accueillais ma mère, le soir, avec découragement. Un retour définitif aux études avait transformée la jeune femme. Elle ne portait plus aucune trace des abus subis par son ex-conjoint et considérait l’avenir avec bien plus d’enthousiasme. Elle brûlait toujours de la même ambition et de suivre les pas de ses parents dans le domaine judiciaire. Elle souhaitait retrouver la même réputation, et possiblement se racheter aux yeux de ceux-ci. Lorsqu’elle venait me chercher, le soir, sa tête était toujours remplie de tous ces rêves. On eu pensé que, dans de telles circonstances, sa consommation d’alcool aurait diminué. Il n’en fut rien. Afin de se préserver du stress des études, elle buvait tout autant, sinon plus.

Heureusement pour elle, elle était dotée d’une intelligence peu commune qui lui permettait de bien s’en sortir malgré son problème qui ressemblait de plus en plus à l’alcoolisme. Alors que j’avais deux ans, je développais moi-même des problèmes de comportement comme l’agressivité envers les autres enfants par exemple. Une bonne éducatrice arrivait à jongler avec mes sautes d’humeurs qu’elle traitait avec patience. Ma mère, elle, y goûtait pleinement. Ma colère et mes caprices la dépassaient totalement, et son inaction ne favorisait que l’éclosion d’un mauvais caractère. Elle ne s’en formalisait pas plus qu’il ne le fallait, sauf quand mes cris avaient le dessus sur sa patience. Alors, elle se recroquevillait dans son monde de rêves, de boisson et d’engourdissement, grâce à cette bonne amie la bouteille. Malgré tout, je restais la grande fierté de Judy qui m’emmenait partout avec elle. Ce qu’elle préférait : magasiner ma garde-robe. Elle prenait un grand plaisir à m’habiller et à faire de moi la même petite fille parfaite qu’elle avait été. D’ailleurs, j’ai hérité malgré moi de plusieurs traits de sa personnalité. Heureusement, notre simplicité m’a empêché de considérer les autres avec le même mépris. Ma seule barrière sociale avec autrui restaient mes terribles crises.

Lentement mais sûrement, je me développais en tant que gamine dans un contexte plus ou moins heureux. L’absence d’une présence masculine me marquait certainement plus que je ne pouvais m’en rendre compte. À mesure que je grandissais et que mes yeux portaient un regard de plus en plus conscient du monde que je me demandais où se trouvait mon père dont je ne gardais aucun souvenir. J’avais beau questionner ma mère à ce sujet, elle inventait une nouvelle histoire à chaque fois, plus rocambolesque que la dernière. Je devais souvent m’occuper de Judy, qui souffrait de plus en plus d’excès de boisson. À ma façon du moins. Parfois, je jouais à la poupée humaine et l’obligeait à manger, à se laver et à bien se conduire. Peut-être cela l’a-t-elle aidée. Je n’en sais trop rien.

CHAPITRE 2
Growing up


Un autre évènement vint marquer ma vie, et pour de bon. La scolarité me tomba dessus comme un mur de brique. On venait de m’imposer un monde où je me devais de rester assise en tout temps, lever la main pour parler, écouter pendant des heures. Quel changement radical alors que ma seule passion dans la vie jusqu’à présent tournait autour des mouvements physiques du corps tels que de courir, de chanter, de parler, de sauter, de frapper… Vous voyez le genre. Mes éducatrices m’avaient appris (un peu à court de moyens, je dois dire), à investir mon agressivité et ma colère dans des activités plus socialement acceptables comme le sport. Une semaine me convaincu que je ne me trouvais pas à ma place sur les bancs d’école et je suppliai ma mère de ne jamais m’y remettre. Elle me réprimanda sévèrement. Elle avait toutes les intentions du monde de faire de moi la parfaite petite avocate qu’elle était en train de devenir. Donc j’eus droit à des discours tous les soirs lorsque je rentrais en me lamentant sur le bien-fondé d’une démarche scolaire qui durerait des années. L’idée que je pourrais poursuivre des études jusqu’à un âge aussi avancé que Judy (qui avait bien cent ans dans mon esprit d’enfant) me répugnait totalement. Je pleurais souvent, donc, et m’attirais les moqueries de mes camarades. Un groupe de trois ou quatre garçons s’en prenaient même souvent à moi. Devenue leur souffre-douleur au bout de seulement un mois d’école, je désespérais totalement. Le manque de support de ma mère ne faisait qu’aggraver la situation. Mon insistance eu tout de même raison de son obstination. Elle finit par se rendre compte que je souffrais réellement et elle alla tout droit au bureau de la direction. Elle me défendit comme seule une future avocate pouvait le faire. Son intervention porta ses fruits et je fus changée de classe.

Dans cette nouvelle classe, je goûtai enfin aux plaisirs de l’école. Je me fis des tas de copains. Enfin… pas tout à fait des tas. Mais je rencontrai des gens. J’attirais les autres, malgré mon caractère difficile. J’aimais beaucoup aider mes confrères en difficulté dans leurs tâches et me montrait très autoritaire et protectrice envers les plus faibles. Et puis… il y eu Laureen. Cette jeune fille un peu étrange que les autres n’osaient approcher. Moi, je n’avais pas peur d’elle. Je l’aimais bien en fait. Si bien que bientôt, nous fûmes inséparables. J’ignore comment ça s’est passé au juste mais après quelques semaines dans cette nouvelle classe, je m’étais faite une amie à vie… à mort.

L’année suivante, ma mère obtint enfin ce qu’elle désirait le plus au monde : son diplôme. On l’engagea peu de temps après dans une importante firme d’avocats. Elle commença au bas de l’échelle, comme tout le monde. Elle jouissait par contre d’un avantage certains sur d’autres : son nom. Cette même année, Sean sortit de prison. Sa première idée fut de renouer avec sa petite fille. Il tenta d’entrer en contact avec Judy, mais elle refusa catégoriquement qu’il n’entre dans ma vie. Avec raison. Elle portait encore les marques de ses coups… intérieurement du moins. Souvent, elle y repensait le soir, en rentrant à la maison. Aussitôt, sa main se resserrait sur la bouteille. Moi, je l’observais sans rien dire. Lorsqu’elle était assez soûle, elle me pleurait dans les bras en s’insurgeant sur cet homme qui avait gâché sa vie. Heureusement pour moi, elle ne me reprocha jamais d’être venue au monde, même si son regard me transmettait souvent cette idée. J’avais appris il y avait longtemps à me détacher d’elle, de toute façon. Je m’accrochais à un monde réel, un monde palpable : l’école et mes amis. Un endroit où je me sentais bien, somme toute. J’avais Laureen avec moi. Et une passion grandissante pour les Pokémon venait embellir mes journées. J’avais bien envie d’être transférée dans une école pour dresseurs, mais je n’osais pas demander. Je connaissais bien l’avis de ma mère sur ce sujet. De toute façon, l’alcool l’absorbait tant à cette époque, qu’elle ne m’aurait même pas fait attention.

Sean ne baissa pas les bras. Il multipliait les appels. Parfois, c’est moi qui décrochais le téléphone. Je me souviens encore de sa voix. Masculine, chaude, mais enrouée de douleur. Ma mère me criait aussitôt de raccrocher. J’obéissais. La rage dans ses yeux me suffisait bien pour me convaincre. Son ultime tentative se produisit une belle journée ensoleillée. Je m’amusais dans la cour d’école avec d’autres jeunes de mon âge quand il paru près de la clôture. Mon ballon me tomba des mains lorsque je l’aperçus. Il me regardait. Ces yeux… pareils aux miens. Comme hypnotisée, je me dirigeai vers lui sans un mot. Il s’accroupi à ma hauteur. Il m’a demandé si j’étais bien à l’école, quel âge j’avais, si ma mère s’occupait bien de moi. Je répondais à toutes ses questions, me sentait étrangement inconfortable, moi qui n’avait pas l’habitude de ressentir de la gêne, même avec des inconnus. L’homme eu tôt fait d’attirer un professeur surveillant qui le chassa avant d’appeler la police. Depuis, j’ignore totalement où il peut se trouver. Nous n’avons jamais repris contact.

Je rencontrai quelqu’un de très important dans ma vie sur le chemin menant chez Laureen. Je venais tout juste d’avoir sept ans. Je traversais alors un petit bois à bicyclette. Nous habitions à quelques rues seulement l’une de l’autre. Ma mère m’autorisait donc la traversée. Cette journée-là, je me sentais nerveuse sur mon bicycle. La forêt me semblait bien silencieuse. Aucun Roucool ne chantait. Terrifiée par ce silence, je décidai de me presser, mais bientôt, une odeur métallique me tomba dans le nez. Quelques mètre plus loin, sur le sentier, je pouvais apercevoir une marre de sang. Déconcentrée par cette vue terrible, je tombai en bas de ma bicyclette dans un cri. Je me relevai, toute tremblante, l’estomac sur le bord des lèvres. Je me souvenais de toutes ces histoires d’horreur qu’aimait me raconter Laureen et qui me faisaient bien rire. À présent, elles servaient de trame de fond à tous les scénarios apeurés qui se déroulaient sous mon crâne. Tremblante, je m’avançai vers la flaque, curieuse malgré moi. Je pouvais désormais apercevoir des traces de griffes sur les arbres environnants. Quelle créature pouvait bien avoir laissé de telles marques dans un petit bois aussi insignifiant au beau milieu de la banlieue d’Azuria? J’entendis bientôt des piaillements faiblards quelque part dans la végétation en pleine croissance du mois d’avril. Je ne souhaitais pas m’aventurer plus loin, mais ces petits cris me déchiraient le cœur. Je fis donc un premier pas hors du sentier. Puis un autre. Je suivis le sang, qui couvrait maintenant mes chaussures. Je scrutais les environs, sur mes gardes. Derrière une grande fougère, je trouvai le premier corps, celui de la mère. Décapité. Méconnaissable. Un tas difforme de chair et d’os éparpillés. Je me mis à hurler devant cette vision d’horreur. Je tombai à la renverse et mes mains s’enfoncèrent dans quelque chose de mou. En me redressant vivement, je m’aperçus qu’il s’agissait d’une tête minuscule. Défoncée. Je me mis à pleurer et à essuyer mes mains sur mon pantalon avec acharnement. Je reculais par instinct. Je devais me sortir de là. Pourtant, je restais. Le cri, toujours présent, continuait à m’appeler. Prenant mon courage –ou ma folie- à deux mains, je contournai les deux cadavres en me forçant à ne pas regarder. Je me fiai seulement à mes oreilles. J’aurais très bien pu marcher sur la pauvre créature. Elle était cachée dans un tas de feuilles, au pied d’un grand arbre. Une petite boule de poils brun tachetée de rouge, de son propre sang. Elle était blessée, mais vivante. D’une main tremblante, je m’en emparai. Elle ne pesait presque rien. Un tout petit bébé. Pas plus âgé qu’une semaine. Je la serrai contre moi. Je jurai de ne plus jamais la lâcher. Ainsi je rencontrai Mandie, mon Evoli.


CHAPITRE 3
Problèmes à l'horizon


Ce fut difficile. Pénible. D’un côté comme de l’autre. Du premier, sauver la vie de ce petit être, cette petite boule de poils si jeune et si frêle. Des heures passées à son chevet, à changer ses pansements à la forcer à boire son lait. Il fallait bien. Boire c’est la vie. Je me suis butée combien de fois à son refus. Elle voulait mourir. Elle criait constamment de faim, de colère et de tristesse. Elle cherchait sa mère. Son frère. Mes soins, elle les refusait. Mais je m’acharnais. Et elle s’en sorti. Elle s’affirma et devint plus forte. Ma petite Mandie… La pauvre créature qui craignait son ombre après cette traumatisante expérience de vie. Du deuxième, ma mère et son mur. La garder… pas question! Judy n’avait jamais eu le moindre intérêt envers les Pokémon et elle les craignait même un peu. Bien sûr, l’Evoli ne pouvait pas lui faire de mal. Mais elle ne souhaitait pas encourager des tendances un peu trop fortes à son goût vers le monde des dresseurs. Oui. De plus en plus, j’envisageais cette carrière au dessus du plan de vie que m’avait concocté ma chère maman. Cette première réelle dispute fut le début d’une grande aventure, à toutes les deux. Avec Mandie, je me sentais plus forte et indépendante que jamais. Et puis je vieillissais. Je voyais bien que ma mère n’était qu’une pauvre loque en boisson. J’arrivais à voir ses faiblesses plus facilement et de les exploiter avec brio. J’utilisai toutes les techniques possibles pour la convaincre et j’eus le meilleur sur elle. Bientôt, elle du donner son accord. De toute façon, ma petite protégée ne s’en allait nulle part.

Laureen et moi grandissions vers le mauvais côté. L’alcoolisme de ma mère me rendait peu respectueuse envers elle, ou envers quelconque figure d’autorité. J’avais toujours cette nature protectrice envers les plus faibles, mais je m’alliais de plus en plus avec des garçons et des filles plus âgés et de mauvaise fréquentation. Oui. Laureen et moi étions de vraies petites pestes de la cour de récréation. Si vous ne vous trouviez pas parmi nos protégés ou nos alliés… gare à vous. J’avoue que j’ai fait alors des choses dont je ne suis pas fière. J’ai intimidé des jeunes de mon âge, fait de l’attitude à mes professeurs, volé d’autres élèves… la liste s’allonge. Je rendais de fréquentes visites au directeur, accompagnée ou non de ma complice. Nous étions hors de contrôle. Avec ma mère… Avec Judy les choses sont devenues pires que pires. Même si elle avait enfin ce qu’elle souhaitait, être une avocate (débutante certes, mais tout de même), elle continuait à boire. Chaque jour, je la détestais de plus en plus. Chaque jour, je devenais plus méchante. Chaque jour, je rêvais de m’enfuir, très loin de cet endroit. M’enfuir avec Laureen et Mandie.

Vers mes douze ans, Laureen me présenta une nouvelle bande copains. De vrais rebelles. Durant les années que je passai avec eux, ils me tendirent mes premières cigarettes. Mes premiers verres. Mes premiers joints. Je perdis ma virginité à l’un d’entre eux, à treize ans seulement. J’étais une enfant. Mais je voulais vivre quelque chose. Alors j’agissais comme eux. Je m’habillais comme une pute et me laissais me faire caresser le derrière pour me sentir cool. Je restais toute la nuit dehors. Je séchais mes cours, de plus en plus. J’avais des notes… Vous pouvez vous imaginer. Je ne voulais plus rien devoir à personne. Je traitais ma mère comme de la charogne. Je lui ai même craché dans la figure une fois. Plus personne ne m’embêtait parce que j’étais avec mes potes, les plus forts du quartier. J’ai passé cinq longues années en compagnie de cette bande de salauds. Durant cette période, je n’ai été qu’une esclave de mon orgueil et de ma prétention. De ma folie. J’ai martyrisé ma mère autant que je l’ai pu. J’ai réussi tout juste chacune de mes années scolaires, parce que j’avais la chance d’être née débrouillarde. Mon agressivité n’avait fait qu’augmenter. Je me battais avec n’importe quelle fille qui osait m’insulter. J’ai multiplié les petits copains et les partenaires sexuels. Miracle sur moi que je ne me sois pas infectée d’une MTS ou pire, être tombée enceinte. Plus le temps passait, plus mon cœur se brisait. Je recherchais cette enfance que j’avais perdue aux mains de la perversité de mes amis. Laureen était pire. Elle s’est perdue dans la drogue. Alors que moi, mon joujou : l’alcool. Oui, comme maman. Avec les potes, nous avions des fêtes monstres et à chaque fois, je me soûlais. Je buvais tous les soirs un peu avec eux. Je ne me rendais pas compte que la présence de ce liquide prenait de plus en plus d’espace dans ma vie. Je trouvais n’importe quel prétexte pour boire. Boire pour geler mon malaise. Boire pour oublier.

J’avais seize ans quand Jerry est apparu dans ma vie. J’avais seize ans quand Jerry m’a sauvé la vie. Cet homme s’est intéressé à Judy. Ses défauts, son côté excessif. Un coup de foudre dit-il. Une rencontre dans un café. Qui a changé nos vies à tout jamais. Jerry est un psychologue. Lorsqu’il a rencontré ma mère, elle commençait tout juste à se rendre compte de son problème (ou plutôt à l’accepter) et à vouloir s’en sortir. Lui, il l’a soulevée. Il l’a aimée. Il l’a apaisée. À son contact, elle devenait la femme dont elle n’avait jamais pu rêver de devenir. Quelqu’un de bien. Moi… Je refusai. Je ne voulais pas de lui dans ma vie. Je lui réservais le même sort qu’à ma mère. Insultes, mauvais coups, mépris. Avec une patience infinie, il s’est incrusté dans mon cœur. Il m’a fait confiance. Il m’a domptée. Il m’a tendu la main. Combien de discussions, combien de temps? Jerry est… un ange descendu du ciel. Il m’a convaincu de ma propre valeur. Il m’a tendu mes premiers carnets d’écriture. Mes premiers carnets d’écriture oui… D’une importance capitale. J’ai appris à extérioriser la bête noire au fond de moi, par la création. Cette bête noire, oui, qui effrayait Mandie. Il a recollé les morceaux avec mon Pokémon, que je perdais de vue avec mes folies. Il m’a aidé à tirer un trait sur mes amis. À me débarrasser de leur influence néfaste une fois pour toutes. Il m’a donné la force d’aider Laureen à se libérer de sa dépendance à la drogue… avant qu’elle ne se tue. Cela a pris du temps. Beaucoup de temps. Jerry était là, à chaque fois. Même si je le détestais parfois. Même si je lui criais les pires obscénités. Il est devenu le père dont j’avais besoin.

Un an plus tard, Judy et lui se mariaient. Une décision qui me fit énormément plaisir. Nous déménageâmes tous ensemble le mois d’après dans une maison bien plus grande que le petit appartement que nous partagions depuis des années, ma mère et moi. Peu de temps après, j’appris une nouvelle qui finit de me combler de joie : j’allais devenir sœur. Oui, ma mère attendait un enfant de son prince charmant. Allons stop. Vous me direz probablement à ce moment-là que j’acceptais bien facilement la naissance future d’un enfant dans cette famille alors que moi-même je n’avais jamais reçu l’attention que je méritais. J’en voulais beaucoup à ma mère pour sa dépendance. Mais la voir prendre finalement le Tauros par les cornes et se jeter tête première contre l’alcoolisme, en plus de supporter mon amie dans sa démarche contre la drogue et de me tendre la main alors que mon malaise atteignait des sommets… Disons seulement que je tentais de lui pardonner. Je voulais lui pardonner. Je l’avais toujours aimé malgré nos hauts et nos bas. Elle venait de m’offrir un élément qui manquait depuis très longtemps à mon bonheur : une petite sœur toute rose. Un petit rayon de soleil dans ma vie pluvieuse. Son nom, tout indiqué : Hope. Ma petite Hope… Comme je l’aime. Je ferais tout pour ma petite sœur. Elle a aujourd’hui presque quatre ans. Chaque fois que je la vois… toutes mes peines me fuient.

Jerry marqua donc ma vie comme un pivot vers la réussite. De retour sur mes pieds, loin de mes mauvais amis, je retournai vers l’école et brillai comme jamais auparavant. Je me découvris même une passion grandissante pour les études. Par contre, je n’abandonnais pas mon idée de devenir dresseuse. Je m’activais sur cet entraînement qui avait été mis un peu de côté durant le début de mon adolescence tumultueuse. Mandie m’en voulait un peu de l’avoir trop souvent laissé à part ces dernières années. Je comprenais parfaitement. Nous avions beaucoup de chemin à parcourir ensemble afin de réparer les pots cassés. Je passai désormais tout mon temps en sa compagnie. Je me suis fait de nouveaux amis. Des fêtards, pas des vilains. Je les adorais. Nous faisions la fête jusqu’aux petites heures du matin. J’eus mon premier copain… une relation qui dura huit mois avant que je mette abruptement fin à la celle-ci quand les choses ont commencé à devenir trop sérieuses. J’avançais dans la vie, sans me soucier de l’avenir jusqu’au moment où il m’apparu clair que je ne deviendrais pas une avocate comme ma mère le souhaitait. Sachant qu’en lui parlant de mes projets, je ne ferais que de raviver le feu de nos conflits, je décidai de me présenter avec un plan B : Alcea Rosea. Avec de la patience, je finis par la convaincre. Il ne me restait qu’à attendre la fin de cet été pluvieux avant de rejoindre cet établissement de renom.

Après une soirée particulièrement arrosée, je rentrais tranquillement chez moi quand une ombre attira mon attention. Je m’aventurai dans une ruelle, l’esprit embrumé par l’alcool. Une petite queue orangée et enflammée dépassait de derrière quelques poubelles. Je me suis approchée, curieuse. Je trouvai avec surprise un petit Salamèche à l’air farouche. Dès que son regard croisa le mien, il ouvrit la gueule et jeta un filet de feu dans la direction. Je sautai sur le côté pour l’éviter. Heureusement que je possédais de bons réflexes, malgré l’alcool qui faisait effet dans mon corps. La petite bête portait des marques de profondes blessures, celles d’un combat Pokémon. Sa flamme brûlait faiblement. Pas de doute, il souffrait. Je tentai tout pour m’en approcher. Rien à faire. Frustrée, je rentrai à la maison. Or, je revins le lendemain, armée de nourriture et d’une potion. Même résultat. Je reviens le surlendemain, puis la journée d’après. Au bout du quatrième jour, je pus enfin le transporter au Centre Pokémon. J’y appris une nouvelle désolante. Le Salamèche avait été abandonné par son dresseur et laissé pour mort. Je voulais tuer cet enfoiré. L’infirmière avait en effet reconnu la petite créature. À la fin de son traitement, je ramenai le Pokémon vers un endroit plus raisonnable de vie pour lui, une forêt avoisinante. Il refusa catégoriquement d’aller s’y perdre. Non. Il voulait me suivre. Ainsi Fang le Salamèche devint mon deuxième Pokémon.

Deux mois plus tard, je rentrais finalement à Alcea en prenant une résolution concrète que j’ai tenu jusqu’à ce jour : ne plus jamais toucher à une bouteille d’alcool de ma vie.

CHAPITRE 4
Welcome to Alcea Rosea

Mes débuts à Alcea se déroulèrent sans aucun incident notable. Je me plus aussitôt dans cette école où j’avais enfin la possibilité de me surpasser. Le seul hic de cette vie exigeante : Laureen ne se trouvait pas à mes côtés. À force d’insister et d’inonder sa boîte courriel de milliers de messages la suppliant de me rejoindre, je réussis à la convaincre. Nous fîmes rapidement fureur. Tous voulaient nous connaître. De vraies superstars. J’aimais bien toute cette attention et j’en profitais au maximum. J’aimais bien organiser des partys clandestins et m’amuser comme une petite folle. À force d’être le centre de l’univers, nous attirâmes vers nous l’attention des gens d’Astria et fûmes recrutées quelques mois seulement après notre arrivée à l’académie prestigieuse. Nous nous fondîmes rapidement au groupe. Laureen était la plus dévouée. Moi, je n’étais pas certaine d’adhérer complètement aux ambitions de la Team Astria, mais j’avais envie de changer le monde et la certitude de pouvoir bouger les choses dans une équipe aussi puissante me plaisait bien.

Je puis dire que jusque là, tout se passait bien. Les persécutions de Mirage ne m’effrayaient pas plus qu’il ne le fallait. Je vivais au jour le jour ravie de ma vie. Jusqu’à ce fatidique jour d’août. Vous savez bien du quel je parle. Ce jour a changé le visage de cette vie parfaite. Ce jour a démoli mes rêves, mes aspirations. Il m’a dénaturé et m’a plongé dans les abysses d’une profonde dépression. Ce jour a éteint le feu qui brûlait dans ma poitrine. Ce jour m’a cassé.

Ce matin-là, je me suis réveillée de très bonne humeur. La finale tant attendue de la compétition d’Alcea arrivait enfin. Je rejoignis mon amie Laureen aux estrades et nous nous mîmes à arpenter l’endroit, à la recherche d’une place confortable d’où nous pourrions assister au match qui promettait d’être fort intéressant. Je proposai un endroit non loin, mais Laureen insista pour rejoindre d’autres Astria un peu plus haut dans les estrades. Ne pouvant rien lui refuser, je la suivis vers l’endroit indiqué. Le cœur plein d’excitation, je me blottis contre elle sur le banc et encourageai mon compétiteur favori. Mon cri mourut dans ma gorge. Il ne parvint jamais jusqu’à mes lèvres. En une fraction de seconde, je me retrouvai projetée à dix mètres dans les airs. Puis le noir. Le noir total. L’arrêt total des fonctions cérébrales pendant une seconde ou deux. Un cillement. Un mal de crâne terrible, lancinant. La bouche sèche. La nausée. Et cette sensation de brûlure… Où étais-je? Je n’arrivais pas à m’éveiller correctement. Puis un hurlement. Qui provenait de ma gorge. Je me redressai en criant de plus belle. Mon bras. Il brûlait. Dans un élan de panique, je me jetai sur le sol et me roulai frénétiquement afin d’éteindre les flammes. Elles disparurent rapidement, me laissant pantelante. Sans vie. Mon corps en entier criait douleur. Je n’osais bouger mon bras, de peur qu’il s’effrite et ne s’envole en poussière. Mes yeux pleuraient d’elle-même, ma gorge gémissait sans mon consentement. Une brise emporta avec elle l’odeur âcre de la chair brûlée. Je me relevai et m’assis. Sur quoi donc venais-je me rouler? Mes yeux glissèrent sous moi. Un visage me regardait de ses yeux vides, sa bouche ouverte semblait sur le point de m’aspirer. Je sautai sur mes pieds en lâchant un nouveau cri, mais je trébuchai sur une jambe et m’affalai de nouveau. Des cadavres. Des cadavres partout. Aussi loin que mes yeux pouvaient porter. Et ce silence… Je n’entendais plus rien. Seulement ce cillement entre mes deux oreilles. Mes yeux s’emplirent de larmes alors que je scrutais les visages autour de moi. Mes camarades, mes amis, mes rivaux, mes ennemis. Des centaines de morts à mes pieds. Qui étais-je pour avoir survécu? Qui pouvait avoir fait une atrocité pareille? Les jambes tremblantes, je cherchai à fuir, mais je me prenais sans cesse les pieds sur ceux qui étaient tombés. J’avais envie de vomir. Je voulais qu’on vienne me chercher. Je voulais me réveiller de cet affreux cauchemar.

Je fus frappé d’une horreur encore plus grande en tombant sur un cadavre en particulier. Laureen. Je me jetai sur elle. Mes mains s’emparèrent de son corps froid. Je la portai contre ma poitrine. Son cou, cassé net. Sa tête qui pendouillait vers l’arrière, comme si elle menaçait de se détacher. La puanteur du cadavre, à moitié brûlé. Mes doigts s’enfoncèrent dans sa chair alors que je la serrais contre mon cœur. Je ne pouvais pas. Je ne voulais pas. Elle ne pouvait pas être morte. Ma Laureen. Ma meilleure amie. Ma sœur. Mon âme sœur. Je ne pouvais pas l’accepter. Dans ma poitrine, mes poumons hurlaient. Mes organes voulaient fuir mon corps. Je la secouai. Je criai son nom. Encore et encore et encore. Les larmes coulaient inlassablement sur mon visage et se déversait contre sa chevelure. J’avais beau enfoncer son front dans ma joue, elle était… Elle était morte. J’ai hurlé jusqu’à en perdre la voix. J’ai lancé son corps par la fureur de mes sentiments. J’ai déversé ma colère sur tout ce qui ne bougeait pas. Puis je suis tombée, les poumons en feu. L’être tremblant, je cherchais. Cherchais quoi… je n’en sais rien. J’avais besoin, besoin que Laureen soit là. Mais elle était partie.

Je me suis réveillée deux jours plus tard dans un hôpital non loin du campus d’Alcea. J’avais été transportée là d’urgence après qu’on m’aille trouvée en comptant les morts. Le bilan? Plusieurs brûlures, dont la plus importante à mon bras, les oreilles complètement bousillées, une commotion cérébrale et quelques côtes cassées. Un miracle paraît-il. Or, le docteur a oublié de mentionner mon âme brisée sur son rapport. Quelques opérations, aux oreilles notamment, m’ont réparé. Mais j’ai perdu toute envie de vivre après cet incident. J’ai vécu quatre mois chez moi, à arpenter ma chambre comme un animal en cage, frôlant les murs. Je cherchais toujours. Laureen me visitait chaque nuit dans mes rêves. Chaque nuit, elle mourrait encore une fois. Jerry me traita du mieux qu’il le pu. Mais comment recoller les morceaux d’une âme brisée? Je finis par m’en sortir et me débarrasser de la dépression, mais certaines blessures ne disparaîtront jamais. Ces cicatrices, elles saignent encore. À chaque pas, Laureen me suit. Chaque visage m’emplit de peur et d’appréhension. Depuis l’incident, j’ai perdu toute confiance en autrui. J’ai tout de même trouvé le courage de retourner à Alcea, avec une seule idée en tête : la vengeance. Ma soif de sang a poussé le Quartiers à me choisir comme seconde numéro deux au sein de l’équipe à Astria. Je suis prête maintenant à détruire les auteurs de cet assassinat. Le reste m’importe peu.

«That’s why they call me Shadow. I lurk in the darkness, waiting for my prey. I swear, they will pay.»



▬ qui se cache derrière ce dresseur ?

PRENOM/PSEUDO : Golden
ÂGE : 19 ans
COMMENT ES-TU ARRIVE ICI ? Le Père Noël m'a emmené avec son traineau! DC approuvé par Diane
DES SUGGESTIONS ? Niop, je vous adore :)
GIMME THE CODE. 8D Code validé par Diane ^^.




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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Lun 14 Jan 2013 - 19:43

Yop, si tu pouvais agrandir la box de lecture de l'histoire ce ne serait pas de refus, tes 7000 mots sont très lourds à la lecture... Merci. ¤o¤
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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Lun 14 Jan 2013 - 19:48

J'aimerais bien, mais j'ignore comment ^^' Sinon je laisserai bien qui le veut jouer avec mes codes :)
Au pire du pire, Arazer, tu peux toujours copier/coller dans Word pour lire, ou ne pas lire *se sent lue O___o*
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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Lun 14 Jan 2013 - 19:53

Argh, c'est des div class, donc tu peux rien y faire.

Bah je t'avoue que moi et les textes longs... Disons que si tu nous sors sur ta fiche de liens une version allégée et synthétique je lirai avec plaisir, mais là je pourrait pas, sorry.
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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Lun 14 Jan 2013 - 20:00

C'est pas grave, j'essaierai en effet de mettre une version par points de mon histoire dans ma fiche de liens ^^
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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Lun 14 Jan 2013 - 20:22

L'effort sera apprécié. Merci.
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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Mar 15 Jan 2013 - 9:22

Hellow et rebienvenue ^^

Pour Evoli ça marche comme on en avait parlé ^^. La rencontre entre les deux est assez triste par ailleurs. Par contre pour Salamèche j'aurais vraiment aimé que tu attendes que le recensement soit fait et que tout soit officiel. Je chipote certes mais je vais attendre la fin du recensement avant de pouvoir te valider. Je m'excuse pour cela. Mais je vais quand même donner mon avis sur ta fiche ^^.

Z'êtes obligés de faire des pavés ? T.T. (je ne critique pas votre motivation loin de là, les gens qui font des histoires agréables à lire. Mais raconter la vie des parents qui est certes intéressante mais qui ne se concentre pas sur le perso qu'on veut connaître est un peu préjudiciable à mon goût. Même si dans les chapitres, la vie de de Kathleen dépend de celle de sa mère. Ta fiche est bien écrite, très complète, tous les détails y sont, l'histoire est même assez originale malgré son côté cliché qui peut paraître, mais je t'avoue avoir du lâcher dix minutes pour reprendre le tout et certains paragraphes sont lus en diagonales aussi pou lire le plus important en tout cas pour le début de l'histoire.

Euh... 11 ans, déjà en train de fumer des joints avec une bande ??? Perdre sa virginité à 12 ans ? Euh, je veux bien qu'à notre époque les gosses deviennent de plus en plus précoce du mauvais sens (ce que je regrette amèrement) mais je trouve ça un peu de trop. Après on a accepté des histoires un peu plus "trash" mais là, je ne peux pas dire oui. Je l'avoue je ne suis pas neutre et que je n'arrive pas à faire la part des choses dans ce genre de cas. Attention, je ne dis pas que ça n'arrive pas (je le sais que trop bien) et je ne veux pas me servir du côté un peu bisounours du forum, mais je préférais que tu la vieillisses un peu pour ces évènements. Sinon tout le reste de l'histoire ça me va ^^


Pour le poids taille, ç'est limite mais étant moi-même mince ça ne dérange pas (oui oui je parle pour rien dire 8D). Pour le caractère, ça me va même si j'ai envie de chipoter entre le méfiant et le direct ( mais ce sont mes motions de franchise un peu cash XD), donc j'ai limite hésité pour les maisons mais je pense que tu iras chez les Spiraea, si cela te convient ^^.

Voilà voilà pour le reste je préfère attendre Leanne/Lucresia pour qu'elle donne son avis, elle connaît mieux le personnage que moi mais j'ai voulu donner mon avis ^^. J'espère que tu ne tiendras pas trop rigueur à propos de mes remarques.



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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Mar 15 Jan 2013 - 13:14

Bonjour ma petite Diane d'amour ^^ Je suis pas mal honorée que tu ai pris en charge ma fiche, surtout avec oui, le pavé d'histoire que j'ai écrit. J'ai mis ma fiche en ligne car je pensais sincèrement que Lucresia s'en occuperait, étant donné qu'il s'agit de son personnage prédéfini. Je lui ai donc demandé si elle préférait que je lui mette tout de suite, la fiche étant terminée, afin qu'elle lise tranquillement le tout cette semaine. Je savais bien que d'une façon ou d'une autre, j'aurais à attendre jusqu'à samedi, je l'ai même spécifié là-haut à côté de Salamèche, mais ce n'est pas quelque chose qui me dérange du tout :). Alors voilà ce qui explique pourquoi la fiche est déjà là.

Pour ce qui est du poids, je me demandais hier soir justement si c'était pas un peu mince, je vais donc lui ajouter quelques kilos, parce que moi-même, je commence à trouver ça maigre un brin ^^'

Pour ce qui est de faire des pavés... eh bien si on se réfère à la fiche de Noah, elle était très très courte. Mais celle de Kathleen... je l'ai travaillée avec soin, disons, je me suis fortement attachée au personnage et je lui ai bâti toute une vie dans mon esprit. J'ai parlé en détails de sa mère car elle est un personnage extrêmement important dans l'élaboration-même de sa personnalité et de son être... Judy est si bien défini dans ma tête que je me suis peut-être laissé emporter. Désolée si certains passages t'enquiquinaient :/ Tu as quand même été courageuse de tout lire ^^

Enfin, pour la partie «trash», je vais éditer ses âges, mais quand je parlais de joints, ce n'est pas nécessairement à 11 ans qu'elle y a goûté, ni même la cigarette, c'est plutôt à cet âge qu'elle a intégré la bande. Je lui ajoute donc un an pour cet évènement et pour la perte de sa virginité si ça te convient :)

Pour me valider, voilà, j'attend comme convenu et il n'y a pas du tout de problème et merci de m'envoyer chez les Spiraea ^^

ÉDIT: J'ai fait les changement nécessaires sur le poids et l'âge d'adhésion au groupe, j'ai mis une petite phrase «Durant ces années que j'ai passé avec eux» pour introduire celle sur les joints, la cigarette et tout le tralala ^^ Pour ce qui est de la virginité, c'est passé à 13 ans.
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Diane Yato Pham
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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Mar 15 Jan 2013 - 13:32

Merci beaucoup Noah ^^. CE qui est drôle c'est que je ne me souviens pas que la fiche de NOah était aussi longue... Hum, il me doit me rester un peu de fatigue par ci par là. Attention aucun passage de ton histoire de ne m'a enquiquiné au contraire mais j'ai tendance à vouloir des histoires qui vont droit au but ^^.

Autant pour moi merci pour les détails à propos de la fiche (on sent que mon absence a fait en sorte que je sois un peu paumée XD) mais aussi de l'histoire, surtout à propos de son intégration dans le groupe, je me suis doutée que c'était cela mais comme c'était un peu flou pour comprendre et bien situer les évènements et bah j'ai chipoté 8D. M'enfin tout est niquel pour moi ^^.

Voilà voilà ^^. En tout cas, hâte de rp avec ta demoiselle ^^.

PS : Hé ho je ne suis pas encore un brin D8. /VLAN/



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MessageSujet: Re: There's a SHADOW lurking in the darkness   Mar 15 Jan 2013 - 13:55

Merci beaucoup Diane et je ne dirai certainement pas non pour un RP avec toi :3
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