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 Joyce M. King ► Sex and poker rule the world baby.

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Âge du personnage : 22 ans

MessageSujet: Joyce M. King ► Sex and poker rule the world baby.   Lun 21 Mai 2012 - 16:13


JOYCE M. KING



    Nom : King
    Prénoms : Joyce, Marilyn
    Date de naissance et Âge : 08.08.1990 - 22 ans.
    Région d'origine : Volucité - Unys
    Groupe : Personnel; secrétaire.

    Pokémon 1 : Scrutella

    Pokémon 2 : ?
 

PHYSIQUE

Taille : 1m68, les cheveux lâchés et déchaussée.
Poids : 48 kg, parce qu'à part la cigarette et les verres qu'on lui offre, elle carbure à pas grand chose.
Couleur des yeux : Gris. Noirs. Foncés, quoi.
Couleur des cheveux : Noirs aussi, que d'originalité.
Signe distinctif : Joyce, on la remarque d'abord parce qu'elle est toute fine. Ensuite, parce qu'elle a toujours une clope à la main ou planquée entre ses lèvres. Enfin, parce qu'elle a ce petit truc qui fait qu'on a toujours envie de se retourner lorsqu'elle passe. Voilà.



Caractère

Qualités : optimiste – douée pour écouter – mémorise la plupart des choses qu'on lui dit ou montre – fondamentalement gentille – forte – adore s'amuser – sociable – sait être sérieuse à l'occasion.
Défauts : a tendance à boire/fumer à tout bout de champ – incapable de jouer sérieusement au strip-poker – un peu trop libertine – orgueilleuse – raconte sa vie dès qu'elle est bourrée – flemmarde au possible – bordélique – calculatrice.
Signe distinctif : Joyce, à Alcea Rosea, c'est la secrétaire. Celle qui est censée s'occuper de tous les dossiers, des inscriptions, d'enregistrer les informations dans la base de données, etc... Donc bon, tout le monde la connaît ou presque. Surtout qu'elle passe davantage de temps dans les chambres des autres et dans les couloirs à s'amuser que dans son bureau.


HISTOIRE

Été 2000



À Volucité, les immeubles s'étendent le plus possible vers le ciel. Ils semblent en perpétuelle compétition ; c'est à celui qui atteindra le Paradis en premier. Et ils sont mauvais, entre eux, vous savez ? Ils s'écroulent les uns sur les autres, se lancent des pigeons, virent certains locataires particulièrement odieux de chez eux pour qu'ils atterrissent chez les autres. De vraies teignes je vous dis. Bref. Là n'est pas la question. Enfin, si, étant donné que Joyce se trouvait dans l'un de ces grattes-ciel, à ce moment-là. Plus précisément allongée sur le tapis du salon d'un petit duplex dans l'immeuble A 205 des bas-quartiers de Volucité. Étendue de tout son long, elle mangeait des chips, piochant de temps à autre dans le paquet maxi posé à proximité de sa main pleine de sel. La radio diffusait une musique peu connue, grésillante, en équilibre sur la petite commode branlante que sa mère aimait tant. Les yeux plantés sur les fissures de plus en plus flagrantes du plafond, l'enfant songeait à ce qu'elle allait faire de sa vie. De ce qu'elle s'apprêtait à faire, plutôt. Et mine de rien, ça la faisait plutôt flipper. Peut-être qu'elle faisait une erreur, même.

Soudain, la porte reliant la cuisine au salon s'ouvrit dans un grincement, et un tout petit garçon aux cheveux aussi noirs qu'elle alla s'installer à ses côtés. Ne relevant pas l'arrivée du nouveau venu, elle se contenta de reprendre une chips en silence. Elle connaissait suffisamment bien son frère pour savoir qu'il enlèverait son pouce de sa bouche pour lui parler au moment où il le jugerait nécessaire. Il était parfaitement inutile qu'elle lui adresse la parole avant. Aussi adorable soit-il, c'était le gamin le plus têtu que la Terre ait jamais porté, quand il le voulait. Lentement, le regard de la petite fille se mit à suivre une fêlure plus large et plus longue que les autres. Elle traversait la totalité du plafond dans le sens de la longueur, serpent de pierre et de craie. Parfois, elle se demandait combien de temps tiendrait cet immeuble. Il était dans un état si pitoyable. Le seul état que pouvait se permettre ceux qui n'avaient pas réussi à réussir, dans la vie. Le seul état que pouvait se permettre les King. Ironique, n'est-ce pas, de porter le nom des Rois sans en avoir les privilèges ?

Éléonore King aurait voulu connaître le succès, pourtant. Elle avait tout fait pour. Elle chantait bien, vraiment bien, tout le monde le lui disait. Elle aurait aimé être comme ces grandes chanteuses, ces grandes actrices, que tout le monde admirait sous les feux des projecteurs. Alors elle avait été dans cette école, si réputée. Et elle était tombée amoureuse. Oh, tellement amoureuse ! À en devenir folle. Et lui aussi, l'avait aimée. Tellement aimée. Leur idylle était même si parfaite que c'en était risible.
Jusqu'à ce qu'elle tombe à nouveau.
Enceinte, cette fois. Sentence irrévocable de ce petit plus rouge. Et étrangement, elle avait chuté beaucoup plus bas. Parce qu'elle avait eu peur, peur de la tuer, cette petite chose frémissant dans son ventre. Alors elle avait décidé de la garder. Et il l'avait quittée, ce garçon qui affirmait tant l'aimer. Et il l'avait renvoyée, ce directeur qui disait qu'il croyait sincèrement en ses talents.
Elle avait fini seule. Tristement seule. Puis Joyce était arrivée. « Joyce Marilyn King ». Marilyn pour Marilyn Monroe. Joyce parce qu'elle n'était pas blonde. C'était tout.
Un bébé dans les bras, elle avait finalement réussi à trouver vaguement un travail dans un maid café, puis un appartement, cet assemblage de pièces minuscules dans cet immeuble de Volucité. Et quelques années plus tard, grâce à sa chance légendaire, elle s'était retrouvée avec un autre enfant à sa charge. Même pas à elle. Juste un petiot, se gelant dans la rue, prêt à devenir un glaçon. Et encore une fois, elle avait cédé. Encore une fois, elle n'avait pas pu laisser un enfant mourir par sa faute.

Elle était un peu trop gentille, Éléonore King.

Enfin. Ainsi débarqua Solal David King, petit frère de Joyce. Il avait des cheveux bruns charbons et des yeux noisettes diseurs d'amour. Il avait un sourire aux lèvres qui apportait le bonheur ou un air boudeur présage de fous rires. Il était une larme sur une joue et un rayon de soleil éclairant l'appartement. Il était ce fantôme se promenant dans les petites pièces, son nounours tenu fermement dans sa main, traînant par terre. Il était rien un jour, tout à partir du lendemain. Oui, Joyce l'adorait, ce petit frère pas vraiment petit frère. Elle s'en fichait pas mal, qu'ils n'aient pas le même sang. Au fond, l'ADN, c'était juste un truc inventé par les scientifiques pour satisfaire leur envie de créer des catégories. Alors voilà. Éléonore avec sa trop grande gentillesse et Solal avec son statut de faux petit frère adorable, elle les aimait. Plus que tout au monde. Et pourtant. Et pourtant...

– Joy. C'est vrai que tu t'en vas ?

La fillette posa la chips qu'elle s'apprêtait à s'engouffrer et tourna la tête vers son gamin préféré. Il la fixait avec l'air le plus sérieux du monde, comme si la guerre s'apprêtait à éclater. La bouche entrouverte, Joyce chercha un instant une façon joyeuse de répondre, une blague débile à lancer, mais elle n'en trouva aucune. De toute façon, elle savait que ça ne le ferait pas rire. Alors elle poussa un petit soupir, et elle se contenta de répondre le plus simplement possible.

– Oui. Demain. Pardon, Sol.
– Mais pourquoi ?! Tu vas où ?! Pourquoi tu pars loin de moi ?

Joyce laissa passer un silence après les exclamations de son frère, le temps de choper une chips et d'écouter vaguement la musique venant du poste radio. Toujours aussi inconnue. Bon.

– Je vais à Alcea Rosea, bro'. Tu te rappelles ? J'ai passé les examens il y a six mois. J'ai reçu la lettre d'admission la semaine dernière et... Je me dis que c'est une chance. Une chance de montrer ce qu'on vaut. Tous. Tu vas voir. Je vais y aller, et je vais devenir la meilleure pour vous. Ce sera bien.

Elle se répéta ces mots dans sa tête, une fois, deux fois, trois fois. « Ce sera bien ». Oui, il fallait qu'elle arrête d'avoir peur comme ça. Tout allait bien se passer, pas vrai ? Oui.
Pendant un moment, les grésillements de la radio et les craquements du vieille immeuble furent les seuls bruits percevables.
Les deux gosses restèrent là, allongés sur le tapis, les yeux fixés au plafond. Ils ne savaient pas quoi dire. Peut-être n'y avait-il rien à ajouter... Ou peut-être que si, finalement.

– Je t'aime Joyce. Très très beaucoup fort. Et tu vas y arriver, je le sais. Ou plutôt, promets-moi que tu vas y arriver, tiens.
– ... Promis, juré, craché par terre. Je serai la numéro un. Ou en tout cas je ferais tout pour.

Elle eut un petit sourire, avant de se relever sur un coude, de regarder son faux vrai frère avec tout l'amour du monde et de lâcher sur un ton moqueur :

– Ah, et au fait. Moi aussi, je t'aime beaucoup. Gamin.

Suite à cela, ils passèrent leur soirée à se chamailler, sous le regard amusé d’Éléonore. Ils se mordirent, se chatouillèrent, s'étranglèrent, le tout avec joie et bonne humeur.

Le lendemain, Joyce quittait l'appartement de l'immeuble A 205. Le lendemain, le-dit immeuble s'écroulait sur lui-même, emportant avec lui Éléonore et Solal David King, ainsi qu'une tripotée d'autres personnes ayant échoué à l'examen d'entrée dans le succès de la vie. Le lendemain, Joyce Marilyn King se promettait pour de bon qu'elle serait la meilleure pour eux. Peu importerait le prix.

Automne 2005


– Hey, Joyce ! Joyce ! Dis, c'est vrai ce qu'on raconte sur toi ?
– Qu'est-ce qu'on raconte sur moi ?
– T'as quitté ton copain, hier ?
– Ouais...
– T'es complètement foooooolle, il est trop beau ! Son fan-club va t'arracher la tête ! Oh là là, t'es pas sérieuse, c'est pas possible. T'as vraiment l'art pour qu'on te coure après, hein, hein ?
– Bof, j'ai pas envie de retourner avec lui de toute façon, et...
– De quoi de quoi ? C'était pas une tactique pour qu'il te poursuive ? Naaaaan ? Bah pourquoi ?
– ... Il savait même pas dire je t'aime correctement. Et il me saoulait pour que j'arrête de fumer toutes les trente secondes. Il a pas compris que je pouvais pas ou...
– Waaaaaaaaw, attends, juste pour ça ? C'est dingue !
– Hey, tu me laisses finir une phrase ou quoi ? Il a eu l'honneur de coucher avec moi, c'est déjà pas mal pfufu. Et puis si c'est ce qui t'inquiètes, j'en trouverai un autre bientôt, de copain. Des garçons, sur Terre, y'en a des milliards. Tranquille.
– T'es vraiment, mais alors vraiment barrée, Joyce.
– Je m'amuse. Ça ne peut pas me faire du mal, si ?
– Non, non... Enfin, d'accord. Bon, sinon. Tu vas bien ?
– Je suis censée aller mal ?
– Pas du tout, mais on dit...
– Aaaah, qu'est-ce qu'on dit, encore ? Vas-y, ça m'intéresse.
– On dit que t'es déprimée, un peu, tu vois... Vu ce qui s'est passé, avec ton frère, ta mère, tout ça, enfin... Mais c'est juste des rumeurs, pas vrai ? Ça fait bien cinq ans maintenant, ça doit aller, n'est-ce pas ? Je...
– Oh. Comment ils savent ça ?
– Tu l'as balancé à Janice la semaine dernière, à la fête chez les Lychnis, là.
– Je savais que j'aurais pas dû reprendre une vodka. Ha ha !
– Mais ça va ?
– Je vais très bien. C'est pas parce que je les garde dans un coin de ma tête que je suis déprimée.
– ... D'accord. Et maintenant, on fait quoi ?
– J'ai un rendez-vous, donc j'y vais. J'ai déjà une demi-heure de retard.
– C'est une blague ? Avec qui ?!
– Un mec. C'est pas que je sois contre la gente féminine, mais les trips bisexuelles c'est pas mon genre.
– Très drôle.
– Ouais, je sais. On se voit demain ? Il y a un film que je voudrais voir. Un truc avec des aliens, ça a l'air cool.
– C'est bien ce que je disais : complètement barrée. Seize heures à l'entrée.

Joyce éclata de rire avant de s'éloigner de la jeune fille aux cheveux blonds l'ayant abordée quelques minutes plus tôt. D'un geste distrait elle sortit une cigarette de sa poche, l'alluma et la ficha entre ses lèvres. Ses pas tapaient doucement sur le sol, légers. Et elle se mit à songer lentement mais sûrement à ce qu'elle était aux yeux des autres, en cette journée d'octobre 2005. Pour les profs, elle était une ado de quinze ans, sociable, avec des notes moyennes mais correctes. (Sauf pour le prof de maths, vu qu'elle l'avait malencontreusement entraîné dans sa chambre quelques mois plus tôt. Mais bon, c'était vraiment une exception, hein.) Pour les filles, elle était l'amie à suivre, un peu folle mais qui leur offrait des garçons sur un plateau et avec qui il était agréable de sortir. Pour les garçons, elle était celle qu'il fallait séduire, faire parler, embrasser, celle qu'on regardait avec une drôle d'envie, celle qui n'était pas la plus jolie mais la plus attirante. Doucement, la jeune fille tira une bouffée de sa machine à tuer, puis se concentra davantage et songea à ce qu'elle, pensait de ce qu'elle était devenue. Soit : une gamine qui ne pensait qu'à s'amuser, qui se déchiquetait l'organisme à coup de verres en trop et de cigarettes, et qui n'était même pas numéro un au classement de l'académie malgré ses efforts. Si elle avait été quelqu'un d'autre, elle en aurait pleuré. Pauvre Solal. Elle devait vraiment le dégoûter de là où il était. Mais en même temps... Aussi désolée soit-elle, elle ne savait pas faire autrement. Elle ne savait pas comment faire pour être quelqu'un d'autre. Alors tant pis, n'est-ce pas ? Tant pis.

Arrachant encore une bouffée de sa cigarette, Joyce tourna à l'angle d'un couloir.

« Promis, demain, après ce rendez-vous, j'arrête. Je ne fumerai plus, ne boirai plus, ne sortirai plus avec quiconque. Ouais. Voilà. Et je vais me faire chier. »

Toute seule. Joyce se mit à rire toute seule. Parce qu'elle savait qu'elle ne tiendrait jamais cette promesse. Elle n'y arriverait jamais. Il ne fallait pas trop lui en demander. Mais bon, ça ne faisait rien de le penser.

Hiver 2008


Roulée en boule sous ces couvertures ne lui appartenant pas, Joyce attendait, les yeux fermés. Elle attendait une réaction de son compagnon de jeu, qui avait déserté le lit depuis un moment déjà. Elle l'entendait tapoter sur son ordinateur à une vitesse ahurissante,comme si rien ne pouvait l'arrêter. De temps en temps la souris prenait le relais, ou bien un « merde » retentissait dans l'air. Et Joyce soupirait telle une damnée. Quelle idée elle avait eu de séduire un geek. Bon, d'accord, il était censé détenir des informations intéressantes sur la Team Astria et il était relativement attirant, mais... Qu'est-ce qu'elle s'était ennuyé. Elle s'ennuyait toujours, d'ailleurs. Sérieux : ce mec ne savait pas jouer au poker, ni aux dés, il n'aimait pas parier la moindre chose, réfutait la plus petite théorie amusante et, pire que tout, il ne semblait même pas connaître le moindre plan de la Team. En clair, il était plus inutile et fade qu'un poireau pas mûr.

Au moins son matelas était confortable.

Reniflant légèrement, la jeune femme arriva tout de même à la conclusion qu'il était dans son intérêt qu'elle se barre d'ici au plus vite. Lentement et aussi discrètement que possible, elle sortit son visage de sous la couette jusqu'au nez. Son regard fila tout d'abord vers le garçon sur sa chaise, en caleçon à rayures atroces, se défonçant sur ses touches. Puis, persuadée qu'il était trop passionné par son jeu pour la remarquer, Joyce se mit à décortiquer la pièce à la recherche de ses affaires. C'était un peu comme un « Où est Charlie ? » à la mode « Où est ma culotte ? ». Le pire, c'est qu'elle devenait de plus en plus douée à ce petit manège. La preuve, au bout d'une minute et des poussières, elle parvint au résultat suivant : son sac était sur la table basse, son paquet de cigarettes par terre au pied du lit, ses chaussures dans l'entrée, et ses fringues dans un coin à côté de la fenêtre. Parfait ! Il ne lui restait plus qu'à trouver une excuse pour filer tranquillement et...

– Alors, Joyce. Réveillée ?
– Hm... Comment t'as su ?
– Tu gigotes comme une dingue depuis tout à l'heure. Ça me déconcentre, c'est vraiment chiant.

La première seconde, elle resta simplement immobile, interloquée. La seconde d'après, elle lui balança un coussin dans la gueule, le faisant tomber de sa chaise et crier d'un air parfaitement stupide. Quoi ? Il était un mauvais coup, ennuyeux à en crever et en plus il se permettait de lui faire des reproches ? Elle n'était pas vraiment susceptible, mais là, il poussait le bouchon un peu trop loin, le Maurice ! Se dégageant des couvertures d'un geste vif, Joyce s'empressa de se rhabiller et de récupérer ses affaires, avant de se retourner vers le garçon toujours à terre et de le contempler avec sa tête des mauvais jours. Ou plutôt, des mauvaises nuits. Ha ha. Bref. Doucement, son regard glissa vers l'ordinateur toujours allumé, puis un petit sourire moqueur vint se peindre sur ses traits fins. D'un pas vif, elle enjamba les tas de vêtements et les piles de Cds, jusqu'à se retrouver devant l'écran, monopoliser la chaise désormais libre de tout occupant et appuyer sur toutes les touches possibles et inimaginables au hasard. Le résultat ne se fit pas attendre.

–TUDUDU, GAME OVER. DO YOU WANNA PLAY AGAIN ?
–Hey, t'es complètement malade ou quoi ?! Tu te rends pas compte du temps que j'ai mis pour arriver là ? Sale pute !
–Ravale tes insultes, connard. C'est bien la seule chose amusante que j'ai fais de toute la soirée. Sur ce, bien le bonsoir.

Et sans attendre de réponse, elle dégagea de la chaise et sortit de la chambre en claquant la porte. Avec un peu de chance, elle réveillerait les voisins et ils iraient se plaindre à ce décérébré.

Oui, elle était comme ça, Joyce, à dix-huit ans. Capricieuse et vulgaire. Charmant. Disons que tout le monde a sa mauvaise période, dans la vie. En l’occurrence, pour la jeune femme, 2008 fut l'année la plus catastrophique. Elle se sentait mal. Mal à cause de ces années qui paraissaient lui filer entre les doigts, mal à cause du niveau médiocre de son style de combat qu'elle n'arrivait pas à augmenter, mal à cause de cette promesse qu'elle avait faite et qu'elle ne parvenait pas à honorer. Quelques années plus tôt, elle s'était dit que tout allait bien, qu'elle n'avait pas à s’inquiéter, que son niveau augmenterait avec le temps. Mais là, elle avait dix-huit ans. Dix-huit ans. Elle entrait dans sa huitième année d'études, obtiendrait probablement son Master 1 sous peu. Et elle était toujours classée en dessous de la moyenne. Elle en devenait dingue, et ça s'en ressentait sur son caractère. Elle qui avait toujours été optimiste et sûre de ses actes commençait à douter... Il fallait qu'elle trouve un moyen de se sortir de là. Sous peu, de préférence.

C'est là qu'elle avait vu l'annonce. L'Annonce, avec un grand « A » même. La suivante :

Avec la démission de Mme Elle Wikings,
nous vous annonçons que le poste de secrétaire
est ouvert aux élèves à partir du Master 1.
Un certain sens de l'organisation est demandé,
ainsi qu'une motivation sûre.
Veuillez déposer votre CV au bureau du directeur
avant le 2.02.2009.

La direction.

Ce jour de décembre, Joyce resta plantée devant l'affiche pendant une bonne heure, la neige trempant ses cheveux noirs. Jusqu'à ce qu'elle décide que ce poste était pour elle. Elle n'était pas organisée pour un sou, allait juste avoir le niveau d'études requit. Mais sa motivation, elle l'avait. Oh oui, elle l'avait, plus que jamais auparavant. Parce que c'était sa chance. Sa chance de briller quelque part et de prouver qui elle était. Sa chance d'être une King, et de montrer qu'elle pouvait en être fière. Alors elle se prépara un CV. Songea encore et encore à ce choix qu'elle s'apprêtait à faire. Et finalement, le 1er février 2009, passa la porte du bureau de la direction.

Cet acte fut la seule chose sensée qu'elle ne regretta jamais.


Printemps 2012

« À Sol,

Ouais, je sais. Je t'écris une lettre alors que ça va bien faire douze ans que tu es mort, avec maman, dans cet immeuble à la con. Je t'écris une lettre alors que tu ne la recevras jamais. Magnifique. Tu as de la chance, je vire dans le mélomane rien que pour toi, gamin.

Bref, ça va ? C'est cool le Paradis ? Sûrement mieux que le duplex qu'on avait, hein ? J'espère que tu t'amuses au moins, c'est le plus important dans la vie. Enfin, dans la mort dans ton cas.
Moi, je m'éclate, oui. Enfin, on peut dire ça comme ça. T'sais que je suis secrétaire depuis presque trois ans maintenant ? Ils ont beau dire que je sers à rien et que je travaille jamais, il me garde ha ha ! Il faut dire qu'à part moi, je ne vois pas quelle femme digne de ce nom pourrait coucher avec eux par la suite, s'il me virait.
… Oh, et ne me regarde pas avec ces yeux là ! Je sais ce que tu penses. Soit, que je ne suis qu'une dépravée qui ne pense qu'au sexe et à jouer au poker toute la journée, sans jamais se préoccuper des piles de dossiers s'accumulant sur son bureau. Mais je vais te détromper tout de suite, mon coco ! Certes, en apparence c'est plus ou moins ça. Mais.
De un, je fais mon travail. Je m'en occupe à chaque fois à la fin du mois, je bosse 48 heures d’affilées pour pouvoir tout finir, mais je le fais. (Je ne te raconte pas le sommeil de la mort qui s'ensuit, mais en tout cas mes dossiers sont bouclés en temps et en heure, chéri.)
De deux, ok, je suis accro aux jetons de poker. Mais est-ce que tu imagines ne serait-ce que deux secondes le métier stressant que j'ai ? Si je ne pouvais pas me détendre deux ou trois fois par semaine, je serai déjà morte. Tu comprends, n'est-ce pas ? Forcément. Je passe la question de mes clopes, c'est la même chose à peu de choses près.
De trois, coucher avec des mecs, tu peux voir ça comme tu veux, il n'empêche que c'est ma source numéro un d'informations pour Mirage. Tu ne devines même pas à quel point les hommes sont bavards après avoir assouvi leurs envies. Alors voilà, je leur prête gentiment mon corps, et en échange il finisse un coup sur deux par me parler de leurs vies et j'obtiens ce que moi je désire. Easy, right ?

Bon, je dois avoir terminé. Quoique, j'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose d'essentiel. Voyons... Ah oui, c'est vrai que tu ne peux pas être au courant de ça ! Et bien, sache que depuis trois ans, les choses ont changé à l'académie. Un groupe a débarqué d'un peu nulle part et a déclaré diriger Alcea Rosea. Rien que ça, ouais. Enfin bref, du jour au lendemain, les directeurs se sont retrouvés remplacés. Et là, je serais incapable de te dire pourquoi, mais j'ai senti que la vie ne serait plus comme avant. Je sais pas, je le sentais pas, ce pseudo-groupe de pacifiste. Je le sens toujours pas, d'ailleurs. Pour tout te dire, j'estime que ce n'est qu'une bande d'hypocrites égocentriques. Donc, comme tu me connais, tu dois te douter que je n'ai pas voulu rester les bras croisés... et j'ai fais ce qu'il me semblait le mieux. Soit, j'ai cherché des personnes avec les mêmes impressions que moi. (Tu n'imagines pas la galère que ça a été.) Et ensemble, nous avons fondé un groupé basé sur nos idéaux rebelles. Ce groupe, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui je peux me sentir fière et à la hauteur de notre promesse, bro'. Ce groupe, c'est Mirage.

Voilà. Cette fois, j'ai vraiment fini. J'espère que je t'ai pas barbé. J'ai essayé d'écrire comme j'écrivais avant, je sais pas si ça se voit réellement. Tant pis. De toute façon, tu ne les verras pas, ces mots couchés sur le papier. Je vais les brûler. Je ne tiens pas à ce qu'un membre de la Team Astria tombe dessus, j'aurais l'air bien. Mais avant... Avant de faire disparaître cette lettre, avant de te faire disparaître, je vais te promettre autre chose.

Quoi qu'il arrive. Je vais tous les attraper. Fufufu ! ♥ »



Qui se cache derrière ce dresseur ?

Prénom/Pseudo : Mint, et j'adore le chocolat.
Âge : 15 petits poissons rouges ♥
Comment avez-vous découvert ce forum ? : Cochez la bonne réponse :
• On m'a enrôlée de force.
• Un poulpe a essayé de me manger.
• J'ai faim.
Qu'en pensez-vous/Avez-vous déjà des suggestions ? : Nia elle est trop cool. ♥// jetée.
Code : EMPIRE STATE OF MINE, BABY.

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MessageSujet: Re: Joyce M. King ► Sex and poker rule the world baby.   Lun 21 Mai 2012 - 18:02

    REBIENVENUEEE ♥
    Joyce elle est trop canon, elle est trop classe, elle est trop bien même si c'est une dépravée limite couguar ♥
    Tout est parfait, rien à redire et j'ai aimé l'histoire et voilà avec Sol c'genre trooop adorablee ♥ Et j'ai dis que si quelqu'un te validait avant moi je le décapitai so 8D
    Comme deuxième pokémon je te donne un Chacripan parce que Joy elle est aussi classe qu'un chat et que je trouve que ça lui va bien 8D

    Bref bon jeuuu tu peux faire tout ce que tu veux vu que je te valide ♥



    Ah et aussi...Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥ Je t'aime ♥


    Edit Lucresia : euh ok Jayjay, je note ;^; /POUTRE/
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