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 the BIG BANG theory ○ Elliot

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MessageSujet: the BIG BANG theory ○ Elliot   Lun 18 Juin 2012 - 14:15

« Everybody tries to follow
Everybody seems to care
Everybody wants to succeed
Everybody seems to fail. »

    Joyce aimait presque tout le monde, à Alcea Rosea. Joyce aimait les filles, parce qu'elles étaient futiles, ou arrogantes, ou timides, parce qu'il était facile de s'en faire des amies, parce qu'elles étaient comme elle, accessibles. Joyce aimait les garçons, parce qu'ils étaient étranges, ou attirants, ou fascinants, parce qu'il était facile de les mettre dans son lit, parce qu'ils étaient différents d'elle, intéressants. Joyce s'entendait parfois mieux avec certaines filles et certains garçons, elle avait ses préférés, ses cas particuliers, mais elle supportait tout le monde. Tout le monde sauf un. Tout le monde sauf ce point noir, qui transformait le « Joyce aime tout le monde à Alcea Rosea » en « Joyce aime presque tout le monde à Alcea Rosea ».
    Tout le monde sauf Elliot McCormick.
    Cet imbécile de service. Ce crétin, avec ses magazines à la con et ses répliques faussement innocentes. Qu'est-ce qu'il l'énervait ! Elle qui avait une fâcheuse tendance à tout prendre à la légère se retrouvait remontée comme une pile électrique à chaque fois qu'elle l'entendait arriver. Elle avait beau se dire que ce n'était rien, que ce n'était qu'un gosse sans importance, qu'il lui suffisait de l'ignorer pour que tout aille au mieux, à chaque fois. A chaque fois, il prononçait la phrase de trop. Le mot plus piquant que les autres la faisant bondir de sa chaise et sortir les griffes comme une gamine de six ans trois-quarts. C'était d'un pathétique... mais elle ne pouvait pas s'en empêcher.
    Alors voilà, en toute bonne logique, vous vous dites qu'elle aurait dû le fuir. Forcément. Elle ne l'aimait pas, so what ? Elle n'avait qu'à l'éviter. Et jusqu'ici, c'est ce qu'elle avait fait. Mais elle ne pouvait plus empêcher l'impact. Parce que ce jour là, c'était bien avec lui qu'elle avait rendez-vous. C'était bien ce mec au Q.I. de limace qu'elle attendait, debout devant les rails de la gare, observant les trains filer tels des comètes sur l'eau. Une cigarette à la main, elle commençait d'ailleurs à se demander ce qu'elle fichait là. De un, elle n'avait pas envie de voir cet abruti, de deux il osait arriver en retard, de trois, elle se les caillait gentiment. C'était quoi ce mois de juin où il faisait moins de vingt degrés ?!

    « Il va arriver, je vais l'étriper, ce gamin... »

    Reniflant un peu, la jeune femme tira une bouffée de sa cigarette, en se disant qu'à force de parler toute seule elle risquait de devenir complètement folle. Vieille et sénile. C'te blague. Elliot n'aurait plus fini de la chambrer. Elliot qui était décidément en retard. Exaspérée, elle poussa un soupir et jeta un œil à l'immense horloge de la gare. Une demi-heure. Une demi-heure qu'elle attendait là, plantée comme une idiote, à regarder les gens pressés se bousculer pour entrer dans les wagons. Elle aurait dû prendre son temps, au lieu de prendre la peine d'arriver à l'heure ! Au prochain coup, elle débarquerait une heure après le moment prévu, histoire d'être sûre d'arriver la deuxième.
    S'il y avait un prochain coup.
    Ce qu'elle n'espérait pas. Tout dépendrait de Jay. SON Jay, pas celui du débile. Son Jay qui allait mal. Si mal qu'elle en était réduite à demander un rendez-vous à ce mec qu'elle détestait. Si mal qu'elle était obligée de rencontrer Elliot pour une mise au point stratégique. Elle avait nommé ça « Mission de sauvetage pour cas adoré mais désespéré », dans son agenda. Elle trouvait que ça sonnait bien. Même si l'idée, dans son ensemble, ne lui plaisait pas... aaaah, fichtre, que la vie était compliquée ! Si Lucresia n'avait pas existé, aussi, tout aurait été plus simple ! Ou si Jay n'était pas tombé amoureux d'elle, hein ?! C'est idiot, l'amour, après tout ! Ça ne sert pas à grand chose, à part à vous anéantir quand c'est fini, non ? Joyce, quand elle couchait avec des garçons, elle ne les aimait pas, c'était beaucoup plus simple ! Bon sang.
    Nouvelle bouffée de nicotine. Nouveau coup d’œil à l'horloge. Quarante et une minutes.
    D'un pas vif, la brunette se déplaça jusqu'à un kiosque où elle examina tous les journaux avant d'en acheter un précis. De ce même pas vif, elle retourna se poster face aux rails. Avec la même adrénaline, elle ouvrit le journal et dressa fièrement la couverture devant elle, débutant vaguement la lecture de l'éditorial.

    A la une, un gros titre s'étalait en blanc sur le fond sombre. Lettres capitales, point d'exclamation. « L'idiotie frappe la jeunesse ! ». Rien que ça. Elle étouffa un rire narquois en se disant qu'elle tombait vraiment bas.
    Enfin.
    Elliot avait intérêt à comprendre. Et à débarquer dans la minute.

    Parce qu'elle était déjà d'une humeur exécrable.


Dernière édition par Joyce M. King le Jeu 28 Juin 2012 - 21:24, édité 2 fois
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Elliot McCormick
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MessageSujet: Re: the BIG BANG theory ○ Elliot   Ven 22 Juin 2012 - 9:40


50 states
50 lines
50 crying all the time's
50 boys
50 lies
50 i'm gonna change my mind's


Il avait la mine peu joyeuse et peu glorieuse, le regard morne et déjà fatigué. Puis bien sûr, comme d'habitude, comme tout le temps, l'air de déjà planer un peu trop haut pour un début de journée.
Seul et allongé sur ses draps, Elliot contemplait le plafond de sa chambre, blanc d'un blanc cassé, blanc d'un blanc vide qui ne lui évoquait rien. Absolument rien. Le vide dubitatif s'étalait entre ses deux phares de pupilles, coulait le long de son visage comme une traînée amère et restait suspendu au niveau de sa lèvre inférieure, bleuïe par le froid d'un mois de Juin capricieux, agitée sporadiquement de soubresauts lents et mécaniques ; Elliot savait qu'il avait une chose importante à faire aujourd'hui, il avait juste oublié quoi.
Ce n'était en tout cas pas avec Jay, puisque Jay était en ce moment une carcasse décharnée qui se traînait péniblement dans les couloirs de l'académie.
Et ce ne serait pas non plus en rapport avec les cours, compte tenu, que ce n'était jamais en rapport avec les cours.
Peut-être s'agissait-il d'une réunion entre préféts, mais le truc avec les réunion entre préféts, était justement que ces réunions n'étaient 'que' des réunions et qu'Elliot n'y assistait jamais.

En fait plus Elliot tentait de se rappeler, moins il y arrivait et bientôt il dut se rendre à l'évidence ; Il ne s'en souvenait pas.
Gêné et pensif, Elliot fronça les sourcils en détaillant les jointures de ses doigts. Développer une sorte d'Alzeihmer précoce était un phénomène inquiétant. Elliot sans sa mémoire ne serait plus Elliot. Et un Elliot incapable d'être autonome était une chose inimaginable.
Elliot était indépendant et libre comme le vent.

- Merde.

Il avait juré, agaçé d'être victime des aléas de sa mémoire, d'habitude claire et précise. C'était l'impression de refermer sa poigne sur du vent et c'était franchement horripilant. Peut-être avait-il besoin de cette chose que les filles appréciaient particulièrement : Un Agenda. Un Agenda qu'il appellerait Calepin, parce que c'était nettement mieux comme appelation - Beaucoup plus sérieux.

- Merde.

Et c'était ça. Il avait un rendez-vous avec Joyce mais il ne s'en rappelait plus pour quoi. Sûrement de la paperasse.
Il se leva finalement, expirant un bon coup avant de se diriger vers son armoire. Il fourra ses deux bras à l'intérieur prenant des vêtements pêles mêles qu'il enfila à la va-vite, sans vraiment se soucier de son apparence général. C'etait juste un détail selon lui.
Habillé mais pas encore coiffé, Elliot fouilla rapidement la pile de magazine entassée au pied de son lit. Il y avait un peu de tout, des mensuels astraux aux hebdos environnementaux, jusqu'à des revues dédiées aux femmes. Sans vraiment savoir ce qu'il cherchait, Elliot s'arrêta sur le périodique « 40 et épanouie ». Un sourire étira ses lèvres tandis qu'il sortait le numéro consacré aux anti-oxydents.
Satisfait, il sortit de sa chambre, fila à travers les couloirs de l'académie et se dirigea vers l'administration. En passant devant le tableau d'affichage, il fit la moue. Sur celui-ci était épinglés des dépliants conçernants l'orientation, son futur.
Elliot détourna le regard très, trop, peu interessé. Il n'aimait pas penser au futur.
Elliot s'arrêta devant les bureaux, frappa à la porte de la secrétaire, pensant trouver Joyce ; Mais personne ne répondit. Décontenancé de la voir absente, il haussa un sourcil avant de décider que ce n'était pas plus mal.
En plus, maintenant, il pouvait aller acheter le nouveau numéro de « 40 et épanouie » qui sortait aujourd'hui ainsi que celui du « Astral et bonne humeur ».
D'un pas nonchalant il se dirigea vers la gare, autour de laquelle s'entassait déjà une foultitude de gens. Peu enthousiasmé par toute cette présence il prit soin de se tenir à l'écart, observant les va-et-vient de la foule, quand il aperçut une silhouette isolée au bords des railles, qui vacilla brièvement, comme prise d'un rire bref. Il mit un temps avant de reconnaître Joyce.
Content, Elliot s'approcha d'elle en silence et lança un regard par dessus son épaule, curieux de voir ce qui la faisait rire.
En lettre capitales il put lire :

« L'idiotie frappe la jeunesse ! »

Peu touché par les gros titres de la revue, il se contenta de détailler le visage de Joyce qu'il frôlait de trop près. Elle avait la peau blanche, le visage séduisant mais, surprise, pas de lunettes pour lire. Elliot avait toujours pensé que Joyce avait besoin de lunettes pour lire ; c'était comme une évidence. Les mots filèrent de ses lèvres comme l'eau d'une cascade, naturellement :

- Bonjour, c'est marrant, je pensais que vous portiez des lunettes, vous n'en portez pas ? Demanda-t-il curieux, et il me semble qu'on avait rendez-vous aujourd'hui, pour de la paperasse je crois.




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MessageSujet: Re: the BIG BANG theory ○ Elliot   Jeu 28 Juin 2012 - 21:20

« Eighty-Six Charlie came over
He asked me for a favor
Asked me a question
Asked me to make an exception. »

    Plongée dans sa lecture, ou plutôt, perdue dans un océan de mots trop compliqués pour son cerveau (« hypégiaphobie », honnêtement, d'où est-ce qu'ils sortaient ce monstre ?), Joyce ne fit pas attention à l'ombre s'approchant d'elle. Elle ne remarqua pas le visage à côté du sien, tandis qu'elle songeait à toutes ces lignes que de pauvres personnes avaient été obligées d'écrire pour remplir leurs quotas d'articles. Elle se demanda si la rédaction n'avait pas inventé des mots, par-ci par-là, ne serait-ce que pour paraître un peu moins bête, ignorant totalement le regard porté sur sa joue droite. Alors forcément, elle ne s'attendait pas le moins du monde à entendre la voix d'Elliot retentir juste à côté de son oreille.

    « Bonjour, c'est marrant, je pensais que vous portiez des lunettes, vous n'en portez pas ? Et il me semble qu'on avait rendez-vous aujourd'hui, pour de la paperasse je crois. »

    A partir de là, les réactions s'enchaînent, donc tenez vous bien. Tout d'abord, elle sursauta comme une folle en poussant un cri monstrueux, permettant aux voyageurs de remarquer que, oui, Joyce King était bien présente dans la gare. Ensuite elle fit tomber sa cigarette, et calcula en vitesse qu'elle venait de jeter sur les rails l'équivalent d'une centaine de pokés. Enfin, elle empoigna son journal à deux mains et décida sans attendre de frapper de toutes ses forces le visage du crétin ayant osé lui provoquer une terreur pareille. Elle abattit son magazine sur le nez de l'intrus comme si elle balançait un crochet du droit dans le ventre d'un boxeur. Et puis elle récupéra son bien et se recula d'un pas pour voir qui était son adversaire. Oui, qui ? Un délinquant, un voleur, un violeur, un dealer, un assassin, une brute épaisse complètement débile ? Elle plissa ses yeux noirs, se disant vaguement que la voix traîtresse lui rappelait quelqu'un. Jusqu'à ce qu'elle remarque les cheveux bruns de son agresseur.
    Rendez-vous + aujourd'hui + ton agaçant + cheveux bruns = ?
    Vous voyez, la petite ampoule qui s'éclaire à côté de Bugs Bunny quand il capte les plans du chasseur ? Bah ça fit à peu près ça, version Joyce. En gros, elle éclata de rire, de son rire tonitruant que tout le monde entend à trois kilomètres. Elle éclata de rire parce qu'elle se disait « bon sang, j'ai frappé Elliot » et aussi « c'est génial, super, je suis incroyable, merveilleuse », parce qu'elle ne l'avait pas loupé, parce qu'elle espérait qu'il allait avoir le nez rouge pour une bonne semaine, parce qu'elle était la fille la plus débile de l'univers et qu'il en fallait peu pour l'égayer. Finalement, comme une vieille automobile dépassée, elle hoqueta deux trois fois, avant de s'arrêter et de se mettre à babiller telle l'imbécile qu'elle était.

    « Ooooh, Elliot, ça alors ! Je te dirais bien que je suis désolée, mais hm, après avoir poireauté trois-quarts d'heure dans le froid, en fait, je ne le suis pas. C'est bête, n'est-ce pas ? »

    Les personnes alentours la contemplèrent avec un certain étonnement, avant de hausser les épaules et de poursuivre leurs chemins dans un flot saccadé de bras et de jambes. Joyce les contempla un instant sans les voir, avant de se souvenir d'un détail et de reporter son attention sur le jeune homme face à elle. Un nouveau petit rire la secoua en voyant la goutte de sang perler au bout du nez d'Elliot, avant qu'elle ne reprenne la parole de son ton léger.

    « Et je vois très bien, je n'ai pas besoin de lunettes. Je suis jeune, j'ai encore ma vision d'aigle, merci. Allez, ramène-toi, gamin, j'ai pas que ça à faire de jouer à la nourrice. »

    D'une main ferme, elle attrapa le poignet du garçon et l'entraîna d'un pas vif vers le banc le plus proche.
    Dieu, qu'il était mince. Elle pouvait sentir la dureté de l'os contre sa paume.
    Enfin, au fond, elle s'en fichait. De toute façon, elle était plus mince que lui. Et plus jolie. Et plus grande. Même sans talon, elle faisait un centimètre de plus que le gringalet de service. Elle le savait car au cours de ses nombreuses pauses, elle avait eu l'occasion de feuilleter les fiches de presque tous les élèves. Et ce petit centimètre la rendait plus fière que n'importe quoi d'autre. Elle le dépassait, le pois chiche, ça oui ! Elle le dominait ! Elle était plus digne de Jay que lui ! Il pouvait aller se rhabiller, elle était Bob l’Éponge, et il était PLANKTON HA HA HA ! Sautillant presque, elle poussa Elliot sur le banc avant de se laisser tomber à côté de lui. Dans le catégorie « sans-gêne complètement stupide de l'année », elle était au moins à la première place. Un silence passa, au cours duquel elle roula son journal dans le sens de la longueur pour être sûre d'avoir une arme en béton armé – au prochain coup, elle comptait bien lui péter la mâchoire. Elle croisa ses longues jambes, cherchant ses mots. Comment commencer ? Qu'est-ce que ça la saoulait, de devoir parler avec ce petit être inférieur... Enfin, il le fallait bien. Elle se remémora l'image de Bob l’Éponge et de Plankton dans un sourire, puis entama ce qui était censé devenir une conversation relativement sérieuse.

    « Bon. Ton rendez-vous pour de la paperasse, comme tu dis, c'est un rendez-vous pour mon Jay chéri. Qui se traîne comme un mort-vivant depuis des semaines et qui ne paraît pas aller mieux malgré mes admirables efforts. Ce qui est embêtant. Dans ma grande mansuétude, je consens donc à te demander de l'aide, petit être. En clair. Qu'est-ce qu'on fait, microbe ? »

    Et elle lui décocha son plus grand sourire, l'air de rien. Plus hypocrite tu meurs.
    Joyce détestait l'hypocrisie. Mais étrangement, avec Elliot, elle commençait à y prendre goût. Hm.
    Ce gamin avait vraiment une très mauvaise influence sur elle.
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Elliot McCormick
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MessageSujet: Re: the BIG BANG theory ○ Elliot   Mer 14 Nov 2012 - 12:25

La vie à ce moment précis, décida de se donner l'air d'être un des films d'action les plus épiques jamais connus. Sans avoir le temps de réagir, Elliot entendit filer dans l'air un cri à la limite de l'audible, tant il y avait de décibels dans cette protestation aiguë, lorsque la micro-seconde d'après, un éclair gris fracassant lui obscurcit la vision en s'abattant sans remords sur son visage. Une inflammation violente naquit aussitôt à la base de son nez et les yeux pleins d'étoiles Elliot se mit à tâter son nez, craignant qu'il ne soit cassé. Étourdi autant par le choc que par la réaction il cligna des yeux pendant plusieurs secondes, la mine un peu ahurie.
C'est qu'en plus d'être excessive dans sa réaction, Joyce n'avait pas lésiné sur la force physique et Elliot trouvait ça presque fascinant de voir à quel point un vieux moteur comme elle, pouvait vrombir comme s'il était neuf. Peut-être que Joyce était sous testostérone. Cela expliquerait également ce réflexe typiquement masculin qu'était celui de frapper avant de réfléchir. De frapper rudement fort, d'ailleurs, fallait-il rappeler puisqu'une goutte de sang sembla perler au bout de son nez. Et Elliot s'essuya du revers de sa manche, peu affecté malgré le fait d'avoir été violenté par un adulte, membre du corps administratif qui maintenant pouvait se faire charger pour agression sur mineur. Aggression d'autant plus lourde qu'elle était totalement inexplicable et encore une fois fallait-il dire que la force employée avait été déraisonnable et que l'arrête de son nez, si fragile et délicate avait manqué d'exploser sous l'impact des phalanges de Joyce. Mais Elliot passa outre la douleur se contenta d'hausser les épaules nonchalant et de la fixer d'un air dubitatif. Sûrement se rendait-elle compte de la gravité de la situation. Ou pas du tout puisqu'elle éclata d'un rire absurde ce qui gêna Elliot qui avait alors l'impression, de retourner à cette douce époque ou il sortait mamie pour l'emmener au cinéma. Et après on osait dire que les jeunes manquaient de savoir vivre, comme quoi.
En attendant patiemment qu'elle se calme, Elliot constata qu'apparemment Joyce n'éprouvait aucun remords de l'avoir frappé. Mais c'était de bonne guerre, puisqu'Elliot avait un jour, par inadvertance, saisi la totalité des magazines qui trônaient dans le bureau de Joyce pour, à vrai dire, ne jamais les rapporter. Et n'était-ce pas pour ça qu'elle le convoquait d'ailleurs ?
Lorsque finalement ses rires cessèrent, le ton de Joyce se fit tout à fait jovial, tellement qu'en fait il n'était plus jovial mais sarcastique.

« Ooooh, Elliot, ça alors ! Je te dirais bien que je suis désolée, mais hm, après avoir poireauté trois-quarts d'heure dans le froid, en fait, je ne le suis pas. C'est bête, n'est-ce pas ? »

Elliot haussa un sourcil surpris. Qu'elle eut attendu trois-quarts d'heure dans le froid le dépassait complètement. Pourquoi diable attendre dehors lorsqu'on a un bureau ? Joyce était peut-être déjà très bien embarqué sur le chemin de la sénilité pensa-Elliot.
Chose à laquelle il repensa lorsqu'un nouveau rire secoua Joyce une seconde après, sans qu'il ne comprenne pourquoi. Il ne savait en fait, dire si elle était de bonne humeur ou de mauvaise humeur. D'habitude incollable sur le genre humain, Joyce était un spécimen de type nouveau qui dépassait la plupart de ses connaissances en la matière.

« Et je vois très bien, je n'ai pas besoin de lunettes. Je suis jeune, j'ai encore ma vision d'aigle, merci. Allez, ramène-toi, gamin, j'ai pas que ça à faire de jouer à la nourrice. »

Point sur lequel il ne pouvait être que d'accord, puisqu'elle avait habilement visé son nez jusqu'à l'en faire saigner. Comme quoi, les vieilles branches ont la vie dure, dans le genre très dure.
Et Joyce l'attrapa par le poignet. Expectatif, Elliot se laissa entraîner vers un banc tout en constatant que la main de Joyce était incroyablement osseuse, plus que la sienne. En fait Joyce était plus mince que lui de manière générale et un peu plus grande que lui, il devait l'admettre. Cependant, il y avait dans son style vestimentaire quelque chose qui manquait. Elliot trouvait Joyce ordinaire, triste, ordinaire et âgée pour tout dire. Et en fait il ressentait presque de la compassion pour elle. Elle qui s'efforçait de s'intégrer à une autre génération, fuyant son passé révolu et son âge croissant au risque de paraître ridicule. Ou même pas au risque, puisqu'Elliot la trouvait souvent inappropriée au lieu et au paysage, mais soit.
Il l'aimait bien au fond ; La vie serait triste sans Joyce dont il aimait étudier tous les aspects et toutes les facettes.
Elle le fixa d'un air condescendant comme si elle était prête à lui mettre une fessée puis déclara ;

« Bon. Ton rendez-vous pour de la paperasse, comme tu dis, c'est un rendez-vous pour mon Jay chéri. Qui se traîne comme un mort-vivant depuis des semaines et qui ne paraît pas aller mieux malgré mes admirables efforts. Ce qui est embêtant. Dans ma grande mansuétude, je consens donc à te demander de l'aide, petit être. En clair. Qu'est-ce qu'on fait, microbe ? »

Grand sourire hypocrite, cet air insouciant sur son visage et les mots qui marquent Elliot qui se met cligne des yeux à trois reprises, assez surpris, à moitié dégoûté. Jay chéri ?
Un flot de pensées traversa Elliot qui chercha un moyen de les formuler avec tact. Lorsqu'il eut trouvé la façon, il inspira lentement prit soin de se décaler vers la fin du banc avant de tout lâcher.

- Madame, est-ce que Jay était consentant ? Excusez moi mais je vous rappelle que c'est normalement puni par la loi.

Il n'avait jamais imaginé Joyce en pedobear. Ça le choquait désormais.




( OUI C'EST DU GRAND N'IMPORTE QUOI. LUV U )
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